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    Francis, créateur de la moto-ambulance

    Parce qu’échapper aux embouteillages peut sauver une vie, Francis Pouget a inventé une moto équipée comme une ambulance.

    Deux roues et beaucoup de cœur. Bien avant d’être gendarme mobile, Francis Pouget a toujours baigné dans le milieu du secourisme. Bénévole à la protection civile pendant presque vingt ans, il est devenu vice-président du groupe d’intervention et de protection civile du Val-de-Marne. En 1997, il quitte sa gendarmerie et part à la découverte de nouveaux horizons.

    En Allemagne, il tombe dans le garage d’un médecin sur un engin qui allait changer sa vie. « Il avait tout son matos dans la bécane. En cas d’intervention, tout ce qu’il avait à faire, c’était de l’enfourcher pour sauver le malade. » C’est décidé, l’ex-gendarme va ramener ce concept en France.

    (Joe Bar) Team. Un détail le rebute : « Si le médecin qui conduit la moto doit hospitaliser le patient dans l’ambulance, que fera-t-il de sa moto ? » La solution lui apparaît alors : il suffit de mettre un ancien pilote professionnel aux manettes de la bécane. Comme lui… « J’ai alors monté, en 2016, mon projet MotoService21 auquel tous les médecins que j’ai rencontrés ont adhéré de suite. »

    Plus de dix minutes gagnées. À première vue, hormis sa couleur flashy, sa moto n’est pas plus imposante qu’une moto classique. Mais elle contient tout ce qu’il faut pour des urgences et accidents.

    Défibrillateur, bonbonnes d’oxygène, trousse de secours, un électrocardiogramme relié à une tablette et de quoi faire une perfusion se cachent dans le carénage de cette monture.

    « Les avantages sont évidents : lors d’un AVC, qui demande une intervention immédiate, vous gagnez entre onze et vingt minutes, ce qui est juste colossal. Lors d’attentats, les médecins pourront aussi être déployés immédiatement. »

    Encore des freins. L’invention de Francis Pouget existe déjà, mais elle n’est pas démocratisée, faute de moyens. C’est pourquoi, après avoir déjà investi près de 35 000 euros, Francis a lancé une campagne de financement participatif. Ce que souhaite le Dijonnais, c’est un développement national, en partenariat avec le SAMU. Et pourquoi pas : « Cela pourrait mener à la création d’un nouveau corps de métier. Tout ce qu’il faut, c’est une formation d’urgentiste et un permis moto valable depuis plus de dix ans. »

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