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    Ce Français transforme les déchets plastiques en essence

    L’association Earthwake a créé une machine qui recycle les déchets plastiques en diesel. L’acteur Samuel Le Bihan les a rejoints afin d’en équiper des pays d’Afrique et d’Asie pour dépolluer les océans.

    Technique au point. En voyant sa femme rentrer des courses et jeter une quantité « astronomique » de déchets plastiques non-recyclables, Christopher Costes se dit qu’il pourrait bien en faire quelque chose. Ses recherches le mènent vers une technique, la pyrolyse plastique, qui consiste à broyer puis chauffer le plastique autour des 400°C pour en faire du carburant, comme une distillation.

    Les premiers tests ne sont pas concluants mais Christopher continue ses essais et finit par trouver la bonne formule, qui permet d’avoir un carburant de qualité. Aujourd’hui, la machine redonne de la valeur aux déchets plastiques et est capable de transformer, en une heure, 1 kg de plastique en 500 grammes de diesel.

    Dépolluer les océans pour nourrir une économie. L’inventeur est repéré par Earthwake, une association cofondée par l’acteur Samuel Le Bihan, qui cherche des solutions innovantes pour lutter contre la pollution des déchets plastiques. Le carburant produit peut être utilisé pour des groupes électrogènes ou des moteurs de bateau ou de tracteur, mais pas pour les voitures « en raison de la sophistication croissante des moteurs », explique François Danel, cofondateur de l’association.

    L’idée est de pouvoir utiliser la machine en circuit fermé. « Par exemple, un pêcheur pourrait récupérer du plastique en mer ou sur les plages et faire fonctionner son bateau avec le gasoil issu de la Chrysalis », poursuit-il.

    Des solutions pour les pays surpollués. Pour l’instant, l’engin est destiné aux professionnels et l’association met tout en œuvre pour construire une version plus performante. Capable de traiter de plus grands volumes, elle servira dans certains pays d’Afrique ou d’Asie par exemple, où la pollution des mers est encore un plus gros problème que le manque d’essence. « Ce n’est peut-être pas très écologique, mais aujourd’hui c’est extrêmement utile à la vie quotidienne de centaines de millions d’Asiatiques et d’Africains », confie l’association. À la clé, des emplois, une économie et un environnement de vie plus sain.

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