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    Un Français crée un algorithme pour en finir avec la fraude dans les transports

    Mehdi Chouiten a développé un outil de prédiction de la fraude. Avec sa startup Datategy, il l’a implémenté sur le réseau de bus de l’Essonne afin d’optimiser les itinéraires des contrôleurs.

    Logique vs Logiciel. Les resquilleurs des transports en commun le savent, ne pas payer est un art. Un bon fraudeur sait quand il faut acheter un ticket et quand il peut se dispenser d’acheter son titre de transport. Il suffit de suivre certains signes et habitudes. Or, s’il y a une logique, une intelligence artificielle peut la déduire. Justement, Datategy, une startup francilienne, vient de développer OctoCity, une solution de prédiction de la fraude, basée sur un algorithme.

    À la baguette, il y a Mehdi Chouiten, un docteur ès-données, spécialiste du machine learning, passé par l’université de Stanford, au cœur de la Silicon Valley. La logique défendue par le créateur du programme est infaillible : « L’IA peut battre des champions d’échec et du jeu de Go donc pourquoi ne pourrait-elle pas apporter des réponses aux problématiques liées à la fraude ? »

    En 2017, la fraude a coûté 300 millions d’euros à la SNCF. En Île-de-France uniquement, elle s’élève à plus d’un million d’euros de perte chaque  jour.

    Datategy et Mehdi Chouiten vont désormais avoir tout le loisir de répondre à cette question rhétorique, puisque la startup vient d’implémenter son système sur les bus de TICE, l’opérateur de transports de Centre Essonne.

    Au préalable, l’algorithme d’OctoCity a été alimenté avec des données diverses comme la structure du réseau, la localisation des arrêts, les données de validation des titres de transport et l’historique de la fraude. Les opérateurs peuvent ensuite paramétrer le logiciel différemment : réaliser plus de contrôles, distribuer plus de PV, s’assurer moins de PV en nombre mais en avoir un maximum de recouvrables…

    Sur la base de ces paramètres et des statistiques, il s’agira d’envoyer une arme redoutable : des humains (eh oui !) pour effectuer des contrôles. TICE, qui brasse près de 90 000 passagers journaliers sur ses 19 lignes de bus, entend optimiser les tournées de ses 28 contrôleurs. Rendez-vous dans quelques mois pour voir les résultats…

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