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    Trop fort : les enfants qui jouent à Batman sont plus persévérants

    On sait pourquoi les geeks ont pris le contrôle de cette époque : une étude new-yorkaise a constaté que les enfants qui se déguisent en Batman sont plus productifs et résistent mieux aux distractions. Bim.

    • I am Batman. Il y a quelques mois, la prof de psycho de l’université d’Hamiton, Rachel E. White, avait écrit sur l’influence des super-héros sur le mental des petits enfants, et elle a recommencé. À défaut de se moquer des marmots qui tentent d’imiter la voix ténébreuse de Bruce Wayne, son but était surtout de voir si le fait d’ « être » quelqu’un d’autre changeait la façon dont on fait les choses qu’on nous impose et si l’imagination était un poids ou une aide. Pas de doute : les enfants en costume de justicier nocturne se sont montrés plus assidus.

    Bat-fromage. Pour mesurer cet effet, les chercheurs qui assistaient Rachel White ont remis un iPad et un ordinateur à 180 enfants de 4 et 6 ans. L’iPad pouvait servir à jouer mais l’ordinateur réclamait quant à lui qu’on appuie sur la barre d’espace quand apparaissait un fromage à l’écran. Évidemment, on a expliqué aux têtes blondes que c’était important. Puis on les a attribués à un groupe : le premier devait régulièrement se demander : « Est-ce que je travaille dur ? » ; le second groupe devait se le demander, mais à la troisième personne, comme un jugement extérieur : « Est-ce que Thomas travaille dur ? » ; on a enfin confié un costume de personnage fictif au dernier groupe, avec au choix Dora l’exploratrice, Raiponce, Bob le Bricoleur ou Batman. Alors,« est-ce que Dora travaille dur ? »

    Tomber le masque. Ce petit jeu de rôle a pu montrer qu’en jouant à être un héros on est plus impliqué et capable de plus d’abnégation en passant 55 % du temps à faire la tâche plutôt que jouer (pour les enfants de 6 ans ; seulement 32% pour les petites sections de 4 ans). Mais il a aussi démontré qu’en tentant de s’auto-motiver seul on se culpabilise puisque le premier groupe a passé deux fois plus de temps à jouer qu’à faire ce qui lui était demandé (35% du temps à l’ordinateur pour les 6 ans, 20% pour les 4 ans)… « Quelle que soit l’origine des bénéfices [de ce que White appelle l’effet Batman], il est important de noter que faire semblant d’être un autre personnage a des effets importants sur la persévérance des enfants. »

    N’empêche, un mystère plane sur l’étude : les enfants en Batman se montraient plus impliqués encore que les autres. On n’ose imaginer s’ils s’étaient déguisés en Chuck Norris…

    La vie est un jeu. Alors, force de l’imagination ? Sans doute. Mais le principal, c’est que le jeu de rôle permet de mieux résister aux contingences en nous faisant prendre de la distance. C’est ce qu’on fait en se rendant à un rendez-vous commercial important, ou en draguant en soirée : on se montre comme un autre, plus puissant et plus plaisant. Et cela marche.

    La découverte du jour, c’est que cet effet fonctionne aussi pour nous protéger des distractions qui flinguent votre temps de travail ou interrompent vos moments intimes. Gageons que demain, le management nous incitera à nous prendre pour Iron man pour encadrer une équipe ou encore Wonder woman pour sauver un projet planté…

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