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    Une forêt d’un million d’arbres pour lutter contre la pollution parisienne

    Initié par un élu du Val d’Oise, le projet serait cinq fois plus grand que Central Park.

    Michel Vallade est en croisade. Depuis plus de quinze ans, le maire PCF de la petite commune de Pierrelaye, dans le Val d’Oise (95), caresse un rêve fou : créer une forêt de toute pièce, en plantant un million d’arbres sur la plaine de 1 350 hectares de Pierrelaye-Bessancourt. Et à force d’abnégation, le combat a fini par porter. En 2011, l’État l’a labellisé projet « Grand Paris », des études préliminaires ont été lancées et les habitants, consultés. Après des résultats plus que positifs, un syndicat mixte pour l’aménagement de la plaine de Pierrelaye-Bessancourt a été constitué en 2014 et un dossier monté dans la foulée. Celui-ci prévoit tous les détails, de la variété des arbres aux dépenses en tout genre. Côté réalisation, à raison de 100 hectares plantés par an, la forêt pourrait être complète d’ici 2050, pour un coût total de 75 millions d’euros.

    Crédit : Le Parisien

    L’enjeu de cette forêt consiste d’abord à se réapproprier des espaces qui, au fil du temps, ont été transformés en squats ou décharges. Autre dimension cruciale, l’érection d’un tel massif permettrait d’ouvrir de nouveaux chemins de randonnées pour les Franciliens. Enfin, les chênes, les hêtres et les châtaigniers plantés en masse et connus pour leur capacité d’absorption du CO2 seraient un vrai moyen d’endiguer une partie de la pollution de l’air, de plus en plus catastrophique en Île de France. « La France ne respecte pas ses obligations en terme de qualité de l’air, nous proposons d’y remédier à notre petit niveau ! », insistait récemment Michel Vallade auprès de nos confrères des Echos. Admirable, le projet a largement dépassé nos frontières. De nombreux médias étrangers, notamment américains, s’en font l’écho ces temps-ci, résumant la chose avec des titres excitants, du genre « Paris est en train de créer une forêt cinq fois plus grande que Central Park ».

    Sauf que, comme souvent, la réalité est un poil plus complexe. Si le projet bloque en l’état, c’est en partie à cause de la Ville de Paris elle-même qui dispose de 400 des 1 350 hectares et aimerait bien s’en servir pour stocker des déchets issus des chantiers du métro Grand Paris Express. Ce blocage a évidemment tendance à faire sortir le maire de Pierrelaye de ses gonds. Il n’oublie pas que la grande municipalité voisine s’est servie de la plaine par le passé pour déverser ses eaux usées… Toutefois, Michel Vallade et ses soutiens ont bon espoir d’avoir gain de cause. La phase de concertation a débuté et durera jusqu’à fin mars, à coups de réunions publiques avant une grande enquête. Un dossier de demande de Déclaration d’utilité publique (DUP) devrait être déposé début 2019 et, si tout se passe bien, une forêt nouvelle et façonnée de toute part sortira de terre. Ce serait alors une première depuis des siècles en France.

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