Faut-il piétonniser les rues aux abords des écoles ?
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Faut-il piétonniser les rues aux abords des écoles ?
Robin Ecoeur |  06/04/2021 16:49
Faut-il piétonniser les rues aux abords des écoles ?

En France, de plus en plus de villes testent un concept de mobilité urbaine : les « rues scolaires ». Il s'agit de la piétonnisation temporaire, de manière totale ou partielle, des rues aux abords d’une école maternelle ou primaire pour sécuriser les lieux et lutter contre la pollution.

Déposer son et ses enfants en voiture devant l’école pour ensuite filer au travail, de nombreux parents le font tous les jours. Mais dans plusieurs établissements en France, ce n’est plus possible. Depuis la rentrée 2020, les « rues scolaires » (aussi appelées « rues aux écoles ») fleurissent dans plusieurs villes françaises. L’idée est relativement simple : durant une courte période le matin et en fin d’après-midi aux heures des ouvertures et fermetures de classes, les rues aux abords de l’école (maternelle ou primaire) deviennent piétonnes. Les véhicules motorisés sont interdits (sauf exception). La piétonnisation, partielle ou totale en fonction, dure environ une petite heure, et doit inciter les parents à déposer et venir chercher leurs enfants à pied, à vélo ou en transport en commun au lieu de prendre la voiture. L’objectif : moins polluer, et sécuriser l’environnement autour des écoles.

À Paris, Strasbourg, Lille ou encore Marseille, ces « rues aux écoles » se mettent en place. Selon un sondage UNICEF de septembre 2020, « 87% des parents sont favorables à la mise en place d’une rue scolaire autour de l’établissement scolaire de leur enfant ». Les raisons principales ? « L’accroissement de la sécurité et la baisse de la pollution », peut-on lire sur le site de l’agence de l’Organisation des Nations Unies. Parmi les autres avantages avancés par les parents d’élèves, on retrouve plusieurs choses : éviter de perdre du temps à se garer, passer un moment plus agréable avec son enfant, la réduction des nuisances sonores ou encore réaliser des économies financières. Même son de cloche à Lille. D’après le site Actu, 91,4% des parents d’une école qui a mis en place ce système se disent satisfaits. La ville du Nord compte expérimenter des « rues scolaires » dans dix écoles de la ville en 2021. « Les familles s’approprient ce dispositif ; elles sont demandeuses de cette sécurité renforcée devant les écoles », explique Charlotte Brun, adjointe de Martine Aubry, au site d’actualité.

Dans la capitale, ce sont au total 122 écoles qui sont concernées par ce nouveau dispositif (57 établissements en plus depuis septembre 2020). Lyon en compte 23. Et Strasbourg mène aussi, selon 20 Minutes, une expérimentation dans une école jusqu’en juillet 2021. Un peu partout donc, des villes sécurisent les rues aux abords des écoles.

En Belgique, les premières expérimentations ont commencé, selon The Conversation, dès 2012. Le dispositif est ensuite entré dans le Code de la route en 2018. Des critères ont été définis pour la mise en place de ces rues, comme le fait qu’elles ne soient pas traversées par une ligne de bus ou qu’il y ait des possibilités de parking ou dépose-minute à proximité. À Londres, 350 « rues aux écoles » ont été mises en place depuis avril 2020. Une première étude portant sur 35 établissements a été menée pour évaluer la pertinence de ce dispositif. Résultats : 18% des parents qui avaient pour habitude de conduire leurs enfants à l’école ont réduit leur utilisation de la voiture. Globalement, les Londoniens sont favorables aux « School Street » : 76% des personnes voudraient voir ce concept se démocratiser dans la ville, d’après un sondage du Transport For London, l’opérateur de système de transport public. D’autres villes anglaises, comme Leeds ou Wigan, testent aussi le concept dans certaines écoles.

Que ce soit en Angleterre, en Belgique ou en France, les parents et les écoles semblent toutes d’accord pour améliorer la sécurité et la qualité de l’air. Les « rues aux écoles » sont aussi un moyen de déployer la micro-mobilité en ville et de faciliter les distanciations sociales. Sur le papier, il y a beaucoup d’avantages. Mais l’organisation pour l’école n’est pas toujours évidente, et le recours à la voiture ne doit pas être puni pour les parents qui n’ont pas d’autres choix.

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