Faut-il clôturer les autoroutes pour sauver les animaux ? "Oui", crient ces chercheurs !
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Faut-il clôturer les autoroutes pour sauver les animaux ? “Oui”, crient ces chercheurs !
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LA REDACTION |  10/12/2020 10:38
Faut-il clôturer les autoroutes pour sauver les animaux ? "Oui", crient ces chercheurs !

Et c’est assez urgent pour sauver la biodiversité et limiter les accidents de la route générés par les animaux errants dont nous sommes aussi des victimes collatérales.

Grillages, palissades ou barrières… Toutes ces clôtures vous donnent sûrement l’impression d’être « enfermés » sur le réseau routier. Cette critique des utilisateurs est l’une des raisons pour laquelle les sociétés d’autoroute refusent généralement d’en installer le long de leurs réseaux. Pourtant, des chercheurs de trois universités ont publié une chronique dans The Conversation démontrant que les clôtures sont le seul rempart pour endiguer le carnage qui frappe la faune.

Des millions de morts. Chaque année, près de 194 millions d’animaux décèdent sur les routes d’Europe. Parmi eux, des oiseaux, des reptiles mais aussi 29 millions de mammifères succombent sous nos roues pour avoir cherché de quoi se nourrir, s’abreuver ou se reproduire. Une hécatombe qui s’avère aussi dangereuse et coûteuse pour les automobilistes. L’infrastructure privilégiée reste l’écoduc, un pont végétalisé et aménagé pour attirer la vie sauvage. Ils sont hélas très coûteux et pas assez efficaces.

https://corporate.vinci-autoroutes.com/sites/default/files/2017-03/Eco%20pont674x438b.jpg

Une étude de 2016 estimait que « les mesures d’atténuation réduisent la mortalité routière de 40% », contre 54% pour les clôtures. Surtout, la combinaison de clôtures et structures de passage (type écoduc ou autre) a permis de réduire de 83% les pertes de grands mammifères. Se pose alors une question : où clôturer ? Car dresser un grillage sur la totalité du trajet serait bien trop onéreux et anxiogène pour les conducteurs.

Le bon équilibre. L’étude suggère de créer des sections dans les lieux les plus accidentogènes et offre des pistes de réflexion. Selon l’espèce que l’on cherche à sauver, son éloignement maximal quotidien et son comportement face aux infrastructures (peur, curiosité…), l’autoroutier pourra privilégier plusieurs sections de clôtures courtes ou un long segment ininterrompu. Afin de les aider, les chercheurs ont créé un recensement des tronçons de route à clôturer en urgence. Mais si l’on veut sauver la biodiversité, il faudra finir par reconnaître que l’on a besoin de toutes les espèces et en venir à clôturer la totalité du parcours.

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