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    Trop c’est trop, faut-il faire moins d’enfants pour sauver la planète ?

    L’idée est totalement à rebours des politiques natalistes. Pourtant, limiter un peu le nombre de naissances pourrait être la solution pour vivre enfin heureux et prospère sur cette — si petite — Terre.

    9,6 milliards de bouches à nourrir. Au début du XIXe siècle, la Terre avoisinait le milliard d’individus. Un économiste du nom de Thomas Malthus ignorait certainement ce chiffre mais il eut une intuition géniale : la population augmente plus rapidement que les ressources disponibles et, à moins de limiter les naissances, la Terre court tout droit vers une catastrophe démographique. Deux siècles plus tard, nous sommes plus de 7 milliards et les démographes tablent sur 9,6 milliards en 2050.

    Pour éviter de foncer dans le mur, et puisque la décroissance économique ne fonctionne pas, de plus en plus d’individus appliquent les idées de Malthus en se convertissant à l’écologie dénataliste.

    Deux enfants par foyer occidental. Le principe est tout simple : faire moins d’enfants pour limiter notre impact sur la planète et éviter à celle-ci de finir asphyxiée. Rassurez-vous, l’écologie dénataliste ne prône pas l’extinction de l’espèce humaine. L’association française Démographie Responsable milite par exemple pour seulement deux enfants par couple. Ce qui fait déjà une belle petite famille, non ? Parmi les autres pistes, ce serait de mettre en place une profonde réflexion sur notre répartition autour du monde : la Terre est vide à certains endroits et l’on ne consomme pas de la même façon à Brooklyn et au Mali…

    « Ce n’est pas parce qu’on est antinataliste qu’on est anti-humain ou anti-enfant. »

    C’est ce qu’explique Mélanie, parisienne rassurante interrogée par le magazine d’Arte Global Mag, pour justifier le fait qu’elle ne souhaite pas ajouter un enfant de plus sur cette planète. Son positionnement peut même paraître paradoxal à première vue : « C’est justement parce que je les aime que je ne veux pas en avoir, c’est ça le truc complexe que les gens ne comprennent pas. »
    Toutefois, les dénatalistes ne renoncent pas forcément à fonder une famille. Ils se tournent alors vers l’adoption et militent pour sa simplification. Car trop souvent, pour pouvoir accueillir un bambin qui n’est pas de son sang, il faut Bac +7, un salaire de PDG et habiter un manoir.

    Pas d’enfant, c’est bien aussi…

    Les femmes savent. Le fantasque philosophe Théophile de Giraud est l’une des principales voix de l’écologie dénataliste en France. Au cours d’une conférence intitulée « En route vers la décroissance ? » il détaille la solution pour un monde à la démographie apaisée : « Quand on donne la liberté aux femmes de décider de leur propre vie et qu’on leur donne le libre accès aux moyens contraceptifs, les femmes sont toutes d’elles-mêmes spontanément dénatalistes. Chiffres à l’appui : le taux de renouvellement de générations en France est de 2,1 en moyenne par femme. Et la moyenne de l’Union européenne atteint 1,5 enfants par femme. Si on laisse faire les femmes, tout se passe bien ! »

    Ainsi, d’après de Giraud, si on généralise les moyens de contraception et le droit à l’avortement plutôt que de nous inciter à faire comme les lapins, la partie sera gagnée. Moralité, Aragon l’avait bien compris : l’avenir de l’homme est la femme. Et le contraceptif.

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