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    Anaïs Dautais Warmel

    Fan de recup’, cette Parisienne invente le prêt-à-reporter

    Anaïs Dautais Warmel a lancé une marque de vêtements pour femme confectionnés à partir de vieux tissus. Un recyclage élégant qui pourrait intéresser les plus grands podiums.

    Depuis toute petite Anaïs Dautais Warmel est passionnée par le tissu. Enfant, elle créait déjà des vêtements pour ses poupées. Elle avait de qui tenir puisque sa grand-mère était couturière. La maman, écolo et végétarienne, lui transmet une sensibilité à la culture de la récup’ qu’elle affinera lors d’un séjour au Brésil.

    De retour en France, la jeune femme travaille dans une friperie du Marais, puis dans une ressourcerie du 11e arrondissement. En brassant à longueur de journée des kilos de vieux textiles, elle se dit qu’il y aurait de quoi faire du beau avec de l’ancien. Soit la définition même du « surcyclage ».

    Circuits courts, habits longs. Avec l’aide d’une styliste-modéliste, Anaïs Dautais Warmel crée en 2015 Les Récupérables, une marque de mode uniquement composée à partir de vieux linges de maison ou de fins de rouleaux. Nappes, lainages, tissus d’ameublement, rideaux, toiles cirées ou houses de couette abondent d’élégants motifs qui viendront ornementer les futurs vêtements. La matière première est récupérée dans les Emmaüs et les ressourceries de la région parisienne.

    Les pièces sont ensuite confectionnées dans des petits ateliers parisiens ou dans des ateliers d’insertion professionnelle, car l’implication sociale compte autant que la motivation écologique. Au final, l’équipe des Récupérables sort chaque année quatre collections et organise des défilés, comme les grands noms de la mode.

    L’industrie textile est la deuxième plus polluante au monde.

    Fin du gaspillage. « La mode est récupérable. L’industrie du textile, elle, est au bout du rouleau », affirme la jeune directrice de collection. Elle rappelle également que le textile est la deuxième industrie la plus polluante au monde. La simple fabrication d’un jeans nécessite pas moins de 11 000 litres d’eau.

    La créatrice parisienne plaide pour une consommation raisonnée : acheter moins de vêtements discount et s’offrir de temps en temps une pièce de créateur. On parle même déjà de fashion revolution pour décrire cette tendance à la mode équitable, éthique et esthétique. Alors, prêt à faire votre révolution ?

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