Les réseaux sociaux
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    Pourquoi faire votre « testament numérique » est une question de vie ou de mort

    Breaking news : on meurt tous un jour ou l’autre. Mais nos comptes de réseaux sociaux, eux, continuent à vivre sans nous. Comment faire pour gérer la transmission de votre vie digitale à vos proches ? C’est la grande question du moment.

    Walking Dead. Vous l’avez tous vu passer un jour sur Facebook : l’avis de décès d’un proche, d’un ami, d’une connaissance. Aujourd’hui, le réseau social de Zuckerberg semble avoir définitivement remplacé les journaux dans la communication quotidienne des disparus ; c’est précisément cet aspect « social » de la mort qui amène aujourd’hui les professionnels du secteur à revoir leurs offres. Une fois décédé, comment gérer ses actifs numériques « à distance » ? La réponse est pourtant simple : en incluant dans vos dernières volontés des indications sur la marche à suivre avec votre empreinte numérique.

    La mort physique n’entraîne pas la mort numérique.

    E-testament. Depuis 2016 la loi pour une République numérique et son article 40-1 de la loi Informatique et libertés permet aux personnes d’anticiper leur décès en donnant des consignes sur la conservation, l’effacement et la communication de leurs données après leur décès. Soyons clair : c’est un grand changement. Car non, la mort physique n’entraîne pas la mort numérique, et nombreux sont les comptes laissés à la dérive et sans propriétaires. Pour remédier à cette situation plutôt macabre (et par exemple éviter qu’on souhaite un bon anniversaire sur Facebook alors que vous êtes mort(e) trois ans plus tôt), des services lentement se mettent en place. Aux États-Unis, des sites comme Dead Social aident à préparer son tombeau digital avec un testament pré-rédigé et publié à la mort des utilisateurs. En Belgique, Safe In Heaven tente d’imposer l’idée d’un coffre fort numérique, mais en France, où la mort reste un tabou absolu, c’est presque silence radio.

    Depuis, Facebook permet aux utilisateurs de choisir un membre de la famille ou un ami pour gérer leurs comptes après la mort.

    Solutions pour tuer la mort. En attendant que la mort numérique soit intégrée par les professionnels aux droits de successions, que faire alors ? Pour endiguer la vague de critiques à son égard, Facebook a depuis 2015 mis en place une fonctionnalité qui permet aux utilisateurs de choisir un membre de la famille ou un ami pour gérer leurs comptes, à la manière d’un tuteur. Sur Instagram, le compte est automatiquement supprimé en cas d’inactivité, idem sur Twitter et YouTube après six mois de silence. Autrement dit, vous avez peut-être besoin d’un coup de pouce pour vos funérailles numériques : c’est ce que propose la société Edeneo et son coffre-fort testamentaire, où les données stockées de son vivant par l’utilisateur sont, le jour J, transmises aux personnes préalablement indiquées (et notamment ses mots de passes Facebook, Snapchat, Insta, etc).

    Encore « mieux », Scanepitaphe (dit le « le réseau social pour les morts ») permet d’écrire l’histoire du mort tant aimé pour la diffuser à ses proches ; une manière originale de faire collectivement le deuil et de créer du lien social autour de ce qui reste toujours une terrible nouvelle.

    Une fois votre testament numérique bien préparé, ne reste plus qu’à envoyer vos cendres dans l’espace ou, si vous êtes un peu serré sur le budget, faire appel au crowdfunding pour payer vos obsèques. Vous croyez que c’est une blague ? Non, ça existe. Là au moins, on va bien voir qui vous aimait le plus…

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