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    Des étudiants ont construit la première voiture biodégradable

    C’est un peu le carrosse d’Hansel et Gretel. Sauf que cette voiture faite en sucre et en lin ne se mange pas vraiment. Par contre, elle roule et ouvre de sacrées perspectives écologiques dans bien des industries.

    Chauffeur si t’es champion, enfonce la biodégradation. Si quelqu’un vous avait dit qu’on fabriquerait un jour des voitures avec des betteraves à sucre et des feuilles de lin, vous auriez pensé : « Quel sympathique hippie jardinier ! Dommage qu’il soit resté perché en 1968. » Et pourtant… Des étudiants de l’Université Technique d’Eindhoven aux Pays-Bas ont récemment dévoilé le premier prototype de voiture biodégradable roues mises à part. Lina est une petite citadine qui pèse à peine plus de 300 kg, qui a une allure allongée plutôt rondelette et mignonne. Évidemment, elle ne carbure qu’à l’énergie électrique !

    Le plein de sucre. Cette petite caisse peut monter jusqu’à 85 km/h et avaler une centaine de kilomètres environ avant de faire le plein. Mais la vraie révolution ici, ce sont les matériaux utilisés pour sa conception. Sa carrosserie monocoque est donc fagotée à partir de matériaux naturels : des betteraves à sucre et des feuilles de lin. Ces biocomposites ont été moulés et collés de façon à générer une résine qui remplace l’acier habituellement utilisé dans la fabrication des châssis.

    Le lin est notamment prisé ici pour la robustesse de ses fibres qui, une fois tressées et comprimées sous forme de panneaux, présentent une solidité similaire à une feuille d’aluminium ou de fibre de carbone. Une fois réalisées, ces plaques viennent envelopper une structure en bioplastique produite avec les betteraves. Bref, à part les pneus et les suspensions, tout est donc fabriqué dans cette matière verte.

    Une affaire qui roule. On ne va pas vous faire miroiter l’acquisition de cette voiture : les étudiants du programme TU/Automotive  sont clairs sur le fait que leur Lina n’a pas vocation à être produite industriellement. Principal écueil : elle ne survivrait sans doute pas aux crash tests actuels, le bioplastique ne pliant pas comme le métal. Mais, vous l’avez compris, l’intérêt se trouve dans leur volonté de trouver des solutions pour réduire la pollution environnementale et tacler le changement climatique. Et là, ce sont ces nouveaux matériaux qui prennent la pole position. Eux pourraient bien être utilisés dans des industries ratissant bien au-delà de l’industrie automobile seule. Du sucre, partout, tout le temps, pour le bien de la planète. Miam miam.

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