Les réseaux sociaux
  • Oops! Aucun résultat

    Des étudiants construisent leur propre fusée et… l’envoient dans l’espace

    Allo Houston, on n’a plus besoin de vous.

    Alors que grâce à SpaceX Elon Musk (encore lui) a déployé cette année 60 satellites dans l’espace en décollant de Cape Canaveral, ses concurrents Richard Branson (Virgin) et Jeff Bezos (Blue Origin) le suivent de près. Bref, les startups spatiales font chauffer le chéquier pour devenir maître de l’univers. Mais pendant ce temps-là, la relève se prépare déjà dans les salles de classe de l’université californienne USC.

    La fusée est montée à 103 kilomètres à 6300 km/h. Pas mal pour un engin de 4 mètres de haut.

    Presque 15 ans après sa création, le laboratoire d’ingénierie spatiale de l’University of Southern California vient d’atteindre son but : concevoir de A à Z et propulser une fusée dans l’espace. La performance a eu lieu au Nouveau-Mexique le 21 avril dernier au petit matin et il s’agit du tout premier lancement d’un véhicule spatial fabriqué par des étudiants.

    La fusée – nommée Traveler IV – a décollé sans encombre, s’est élevée de 103,60 kilomètres avant de redescendre sur Terre en parachute et être récupérée en (assez) bon état. Elle a réussi à atteindre Mach 5.1, presque 6300 km/h. Pas mal pour un engin de 4 mètres de haut pour 20 centimètres de diamètre, conçu avec une seule pièce – donc sans étages qui se séparent au cours du vol.

    Symboliquement, Traveler IV a franchi la ligne de Kármán, frontière virtuelle qui sépare la Terre et l’Espace située arbitrairement dans notre atmosphère à 100 kilomètres du sol.

    Si la science et les recherches en aéronautique spatiale ont depuis longtemps ouvert leurs portes aux amateurs et scolaires (comme ce satellite minuscule, inventé par un enfant et depuis mis en orbite), c’est bien la première fois que tout le parcours, de la recherche au lancement en passant par la construction, est réalisé par des étudiants sans interaction avec la NASA ou l’ESA.

    Les 80 concernés ont assuré leur diplôme mais évoquent déjà un prochain lancement en modifiant un élément majeur : le passage d’un carburant solide (le propergol) à une version liquide qui offre plus de puissance pour supporter une plus grande charge. Ce qui permettrait un jour d’ajouter une capsule capable de transporter des humains.

    Vous aimerez aussi

    Portraits

    Les bons plans de Détours

    Votre vote a bien été pris en compte. Revenez demain pour voter à nouveau. Pour savoir si votre candidat préféré fait partie des 5 projets sélectionnés pour le Grand Oral, abonnez-vous à la page Facebook de Détours.

    Votre vote a déjà été pris en compte pour ce projet. Revenez demain pour voter à nouveau.