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    Un étudiant invente un jetpack pour courir comme Usain Bolt

    Enfilé comme un gros sac à dos, il suffit d’enclencher ses mini réacteurs pour faire 1 kilomètre en 4 minutes.

    Cours Forrest, cours. Il y a quatre ans, Jason Kerestes est étudiant à l’université d’Arizona et travaille à développer des outils pour aider la mobilité des personnes amputées. Au-delà des prothèses robotisées, il cherche aussi un moyen de réduire l’effort produit pour arriver à avancer. Son acolyte, Thomas Sugar, envisage un système de remorquage pour tracter les handicapés quand Jason pense plutôt à une propulsion.

    Tombant à pic, l’agence de recherche de l’armée (DARPA) débarque et leur propose de financer leurs travaux en les orientant pour booster la course de ses troupes ou, selon les termes de Sugar, « des robots pour assister des personnes valides, afin qu’ils puissent courir plus vite ou faire des choses impossibles sans ça ». Depuis, Kerestes a développé le 4MM Jetpack.

    Un avion dans le dos. « Tout le monde rêve de voler. Alors quand vous dites « jet-pack », c’est d’emblée ce à quoi les gens pensent », raconte Jason Kerestes tout sourire. Son appareil à lui ne vous fera pas voler mais franchir le palier du « 4 Minute Mile », soit 1600 mètres en moins de 4 minutes, ce qui est la frontière symbolique des sprinters professionnels. Jason a simplement repris le fonctionnement d’un jet-pack et réduit la puissance des rotors pour créer une accélération et non une propulsion de décollage.

    Plus vite et moins fatigué. Testé sur piste d’athlétisme, le jetpack a permis à différents coureurs d’abattre le 200 mètres en 25 à 28 secondes. Pas mal pour un accessoire qui pèse ses 5 kilos. Avec un avantage considérable : celui d’épargner le métabolisme, donc réclamer moins d’énergie pour courir plus vite.

    Mission réussie pour Kerestes et Sugar qui continuent d’alléger et perfectionner leur création. Ils envisagent de confier le jet-pack à des forces d’intervention d’urgence (police, secouristes…) où la vitesse est affaire de vie ou de mort. Elle pourrait même être incluse dans des sports extrêmes genre skateboard ou surf. L’armée, elle, semble moins intéressée que prévue ; sans doute parce que la machine est bruyante, ce qui gâche un peu l’effet de surprise escompté.

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