Et si pour moins polluer, on réhabilitait les calèches ?
LA NOUVELLE MOBILITÉ S’EXPLORE AVEC
Detour
Et si pour moins polluer, on réhabilitait les calèches ?
Robin Ecoeur |  01/12/2020 20:31
Et si pour moins polluer, on réhabilitait les calèches ?

La mobilité douce a le vent en poupe. Mais pour amener les enfants à l’école ou se déplacer, est-ce qu’il ne serait pas temps de remettre des calèches sur les routes ? Si l’idée peut paraître bonne, elle pose aussi la question du bien-être animal.

Miser sur le bon cheval. À 11 ans, Pam, écolière, avait un rêve : aller à l’école à cheval. Mais si l’idée est enthousiasmante, la fillette se rend compte qu’il serait plus pratique d’y aller en calèche pour amener plusieurs écoliers en même temps. Comme le rapporte le journal L’Echo, grâce à la coopérative Hyppy, son rêve est devenu une réalité.

Au lieu des traditionnels cars scolaires, celle-ci a mis en place un système de ramassage scolaire en calèche, mené par deux chevaux : Honneur et Goliath. Chaque jour, les deux canassons font un trajet différent pour qu’un maximum d’enfants puissent bénéficier d’un trajet en calèche une fois par semaine. Les autres jours, les écoliers qui ne sont pas sur le parcours de la calèche se rendent à l’école à pied, encadrés par des adultes.

Apprendre à connaître les animaux. « Le trajet vers l’école s’avère souvent un moment stressant pour les parents pressés, et donc aussi pour leurs enfants. Avec l’hippopédibus, cela devient un moment agréable, au cours duquel les écoliers retrouvent leurs camarades, font plus ample connaissance, mais aussi prennent conscience des bienfaits de la mobilité douce et de l’importance du respect de la nature et des animaux », racontent les initiateurs du projet au site Flair. Hyppy n’est pas la première association à mettre en place un tel système. Déjà à Bouillé-Courdault dans le sud de la Vendée, une vingtaine d’enfants se rendent à l’école en calèche. Même son de cloche à Rouen où le projet a cependant été rejeté au nom du bien-être animal.

Lâcher les chevaux ? Peut-être que les solutions de demain pour mieux se déplacer se trouvent dans le passé. Et comme les nouvelles habitudes s’ancrent dans un souci écologique, les calèches peuvent-elles revenir à la mode afin d’éviter les émissions de CO2 ? Difficile de trancher. Mais la coopérative Hyppy n’est pas la seule à remettre des chevaux sur nos routes : des initiatives locales donnent un peu d’espoir. À Tarbes par exemple, un homme a l’idée de transformer une calèche en épicerie ambulante. Elle ne servirait pas à transposer des passagers mais à se rendre dans des zones isolées auprès des habitants qui ont du mal à se déplacer. À Saint-Malo, durant le confinement, la propriétaire d’une calèche s’est mise à aider les « commerces non-essentiels » à livrer les clients.

Si les calèches peuvent être une bonne alternative, que ce soit en ville ou à la campagne, elles posent bien évidemment la question du bien-être animal. À Rouen, Manu Tritz, enseignant en primaire et à l’origine de la pétition contre la calèche, avance cet argument sur France Bleu : « Si on lui laisse le choix, un cheval ne travaille pas. S’il le fait, c’est qu’on l’y oblige. Ne serait-ce qu’avec le mors, qui peut provoquer de graves lésions. » La question continuera de faire débat. À Montréal, la ville a tranché : depuis le 1er janvier 2020, les visites guidées en calèches sont interdites. 

Crédits photo : Hyppy

calèche écologie Mobilité douce Transport ville

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