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    Pourquoi les entreprises proposent des démolition party à leurs salariés ?

    Détruire serait…constructif ! Détours explore les méandres du monde qui vient.

    Ce matin, c’est compliqué, vous avez claqué la porte de chez vous en laissant les clefs à l’intérieur, vous avez oublié votre carte de métro, vous passez à l’œil, vous prenez une amende, votre enfant ne fait pas ses nuits, vous ne dormez pas assez et puis vous devez encore acheter les cadeaux de Noël de vos neveux et nièces… Alors quand l’imprimante refuse de vous obéir, vous avez comme une envie de tout casser.

    Au lieu de vous faire licencier pour un mouvement d’humeur incontrôlé, partez plutôt vous défouler dans un cadre prévu à cet effet. Non, n’allez pas défoncer des voitures à coups de pied, demandez plutôt une séance de démolition collective à votre patron ! C’est très sérieux et ça existe déjà.

    Depuis quelques années, les lieux dédiés à la casse et à la destruction se multiplient outre Atlantique, au Japon ou en en Europe. Anger Room à Dallas, Wreck Room à Toledo ou Rage Room à Toronto. Chaque fois, le principe est le même : vous permettre de tout casser (objets de bureaux, verres, assiettes…) dans une salle dédiée à coup de batte de baseball, de pied de biche ou de club de golf équipés de gants et d’un casque !

    En France, 10Torsions ou Mad Citizen organisent avec un succès croissant des sessions à destination des entreprises. La preuve qu’il existe un vrai besoin de soulager son stress en entreprise. Et dans une societé sans soupape. Alors qu’il faut sans cesse être performant, respecter des normes, surveiller son image même sur les réseaux…tout casser relève d’un tabou. Et comme le carnaval autrefois, la destruction permet de sortir des normes, des interdits. Une forme d’affirmation de soi en plus d’un défoulement. Mais si la destruction est un bon moyen de passer ses nerfs, cela ne résout pas tout. Il faut encore éliminer la source de votre anxiété. Ce que ne fait pas le verre cassé.

    « C’est une action limitée, immédiate et sans lendemain », détaille Philippe Grauer, directeur du Centre interdisciplinaire de formation à la psychothérapie relationnelle, joint par Détours. « Ça fait du bien mais cela ne remplace pas une vraie thérapie. En cas de stress ou d’anxiété, le mieux est encore d’avoir quelqu’un qui vous écoute et dialogue avec vous », ajoute très sagement le spécialiste.
    C’est pourquoi le but n’est pas (uniquement) de tout briser sans raison. Après avoir fracassé des assiettes contre un mur, les salariés conviés à un stage organisé par 10Torsions sont par exemple invités à construire une œuvre avec les débris récoltés selon un principe de destruction/reconstruction.

    Si vous vous sentez enfin mieux après avoir explosé une dizaine d’assiettes, un ordinateur et une imprimante, tant mieux. En revanche, ce moment peut être un premier pas vers une recherche de bien-être.

    « Tout ce qui peut amorcer un mouvement pour aller voir quelqu’un est une bonne chose. Donc si vous ressentez un soulagement, ne vous en tenez pas là et allez au bout de la démarche« , conseille Philippe Grauert.

    De la vaisselle cassée au canapé…

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