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    Enterrer nos morts dans la nature pourrait être un sacré cadeau pour la planète

    Tel qu’il est pratiqué, l’enterrement est un désastre écologique. Toutefois, avec un peu de bon sens, nos défunts pourraient devenir une bénédiction pour la faune et la flore.

    C’est l’histoire de la vie, le cycle éternel… Bon, vous avez compris l’idée : la mort fait partie de la vie. En découle une réflexion très en vogue : pourquoi ce rituel échapperait à la volonté générale d’améliorer la conservation de notre environnement naturel ?

    Inhumer nos morts se révèle être en fait un désastre écologique. En cause, tous les produits chimiques utilisés pour embaumer les corps et les cercueils, qui polluent allègrement la terre et les nappes phréatiques. Qu’on se le dise, les crémations, avec leur rejet massif en CO2, n’échappent pas non plus à ce procès. Sans parler des dépenses : en France, un enterrement coûte en moyenne 3 500 euros à la famille du défunt.

    Le retour à la Terre. Ce constat a donc généré une véritable prise de conscience et son lot de solutions. Parmi celles-ci, les enterrements naturels séduisent de plus en plus dans le monde anglo-saxon où l’on trouve une centaine de ces lieux.

    Le parc naturel de Ramsey Creek Preserve, en Caroline du Sud, dédie par exemple un site de 28 hectares à cette nouvelle pratique. Le rituel reste le même ; le cercueil polluant est simplement remplacé par un container biodégradable et « planté » aux côtés d’espèces végétales en voie de disparition. Le processus de décomposition fournit alors des nutriments qui font le bonheur de la flore, aide à renforcer ou reconstituer les écosystèmes, bénéficiant aussi à la faune, par extension.

    Où on met ses fleurs ? Certes, pour les proches qui veulent se recueillir, il n’y a pas de pierre tombale, mais rien ne les empêche de marquer un arbre à côté ou mettre un petit repère GPS sur Google Maps. Au passage, avec l’argent économisé, cela peut être aussi l’occasion de soutenir des ONG environnementales.

    Et en France ? Comme d’habitude, on y va doucement, mais on y vient. Ainsi, à Niort, on peut être enterré dans un cimetière entièrement naturel où il n’y a ni marbre, ni fleurs en plastique. Comme quoi, mourir en écologiste convaincu, c’est aussi faire preuve de bon goût.

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