En ville, la pollution tue bien plus que les accidents de voiture
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En ville, la pollution tue bien plus que les accidents de voiture
Robin Ecoeur |  03.02.2020
En ville, la pollution tue bien plus que les accidents de voiture

Selon une association, les habitants des villes en Grande-Bretagne ont 25 fois plus de risques de mourir de la pollution que d'un accident de la route. Un problème qui ne se limite d'ailleurs pas qu'au Royaume-Uni.

Étonnamment, vous avez plus de risques de mourir en marchant dans une ville qu’au volant d’un véhicule. C’est en tout cas la conclusion d’un rapport réalisé par Center For Cities, un organisme qui collabore étroitement avec le gouvernement britannique : « Au Royaume-Uni dans les grandes villes, plus d’une mort sur dix-neuf est liée à la pollution atmosphérique », détaille l’association. Un véritable fléau pour les citadins et un chiffre 25 fois supérieur aux taux de mortalité sur les routes puisque des recherches dénombrent entre 40 000 et 64 000 décès par an causés par l’air pollué contre 1784 morts par accident de la circulation en 2018. Une manière de montrer l’écart gigantesque qui existe entre les deux et d’inciter le gouvernement à prendre des mesures très concrètes, comme cela a été fait avec la sécurité routière.

100% des Parisiens exposés. Bien évidemment, ce problème ne concerne pas uniquement la Grande-Bretagne, loin de là. Toutes les villes sont concernées par la pollution atmosphérique, avec des degrés plus ou moins importants. Par exemple en France, elle est la deuxième cause de mortalité évitable, juste derrière le tabac, mais devant l’alcool et les accidents de la route. D’après une étude de 2016 réalisée par Santé Publique France, près de 48 000 morts prématurées par an seraient dues à la pollution de l’air des villes dans l’Hexagone. En 2018, 3259 personnes ont perdu la vie sur les routes de France.

Le problème a un nom : PM2,5. Il s’agit de particules en suspension d’origines naturelles mais aussi liées à l’action humaine (chauffage, combustion bois, centrales thermiques, essence et diesel des voitures, etc.) qui s’infiltrent dans les poumons et qui peuvent être à l’origine de maladies cardio-vasculaires ou d’inflammations. « Si l’on se réfère aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, 100% des Parisiens sont exposés aux dépassements pour les PM2,5 », explique au journal La Croix Pierre Pernot d’Airparif.

Partir en Nouvelle-Zélande. Ceci étant dit, on respire un peu, la qualité de l’air s’améliore à Paris et dans certaines régions comme l’Auvergne-Rhône-Alpes. Même si la situation n’est pas idéale, et reste néanmoins critique, les efforts des dernières années paient (normes européennes, zones à faible émission, véhicules électriques, etc.). Mais si l’on devait reformuler correctement les propos de l’association Center For Cities, on aurait en réalité plus de risques de mourir en restant chez soi qu’au volant d’une voiture.

En effet, l’air intérieur, à la maison par exemple, est jusqu’à huit fois plus pollué que l’air extérieur. Comme une personne passe en moyenne 85% de son temps dans des environnements clos, elle est exposée à de multiples polluants : fumée de tabac, émissions de chauffages, de matériaux d’isolation, de produits d’entretien et de bricolage ou encore de pesticides domestiques. Ne reste plus qu’à aller vivre au Canada ou en Nouvelle-Zélande, où la qualité de l’air est parmi la meilleure au monde.

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