En Suisse, les pilotes d'avion sont incités à devenir conducteurs de train
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En Suisse, les pilotes d’avion sont incités à devenir conducteurs de train
Robin Ecoeur |  26/11/2020 10:55
En Suisse, les pilotes d'avion sont incités à devenir conducteurs de train

Les sociétés des Chemins de fer fédéraux suisses (CFF) et des Chemins de fer rhétiques (RhB) ont besoin de renforts. Et comme les avions ne peuvent pas décoller, les syndicats encouragent les pilotes à se reconvertir dès maintenant.

Avion, train, même combat ? Sur le site de la compagnie aérienne suisse Swiss, le portrait d’Andreas Leemann mérite un article. Ancien conducteur de train, il est ensuite devenu pilote d’avion. En 2020, la donne a changé. À cause du Covid-19, les avions sont pour la plupart cloués au sol. Et les pilotes obligés de ronger leurs freins en attendant de pouvoir reprendre les commandes d’un cockpit. En même temps, des trains (voyageurs et fret) restent au dépôt en Suisse, faute de conducteurs. Résultat : des discussions ont été entamées pour in fine aider les pilotes qui voudraient se reconvertir. Selon Le Point, le « syndicat suisse des pilotes Aeropers, l’équivalent du SNPL français, encourage cette reconversion ».

Un secteur d’avenir. Pour le porte-parole d’Aeropers, Roman Kälin, interrogé par le journal suisse Le Nouvelliste, « de nombreux éléments sont très semblables comme la fascination pour la technique, le transport de personnes et de marchandises d’un point A à un point B, la sécurité ou le sens des responsabilités. À nos yeux, c’est une situation gagnant-gagnant. » Il est encore trop tôt pour savoir si un accord sera trouvé puisque les représentants des deux parties sont en pourparlers pour une « éventuelle collaboration », comme l’écrit le site d’information suisse. 

Mais pour les pilotes intéressés, la formation pour se mettre derrière les commandes d’un train est d’au minimum 14 mois. Le syndicat pense peut-être aux jeunes pilotes pour qui l’avenir peut sembler incertain. Surtout que selon un rapport de la banque UBS, le secteur ferroviaire sera quant à lui en plein boom sur les dix prochaines années.

Flygskam. Ne serait-ce que pour atteindre la neutralité carbone en 2050, mais aussi pour répondre à une demande de plus en plus accrue (par souci écologique, de nombreuses personnes boudent l’avion : on appelle ça le flygskam, soit la honte liée au fait de choisir ce mode de transport très polluant), des investissements sont réalisés pour moderniser les infrastructures. Il ne serait pas surprenant qu’à l’avenir le secteur recrute pour assurer la forte demande. Pour rappel, un trajet en train produit 84% de carbone en moins que son équivalent par les airs. À bien y réfléchir, peut-être que cette idée de reconversion n’est, au final, pas si bête.

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