En Suède, cette asso apprend aux femmes immigrées à faire du vélo
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En Suède, cette asso apprend aux femmes immigrées à faire du vélo
Robin Ecoeur |  27/05/2021 10:17
En Suède, cette asso apprend aux femmes immigrées à faire du vélo

Vu comme un outil d’intégration en Suède, le vélo est un moyen plébiscité pour se rendre au travail et pour gagner en autonomie. Pour aider certaines femmes issues de l’immigration à s’intégrer, une association, Cykelfrämjandet, leur apprend à pédaler.

Pas d’âge pour se lancer. Le vélo a plusieurs vertus. Il est écologique, aide à vivre plus longtemps (oui, c’est vrai) et à se maintenir en forme. Mais pour certaines personnes, il peut aussi être un outil d’intégration. En Suède, une association fondée en 1934 et baptisée Cykelfrämjandet se propose de donner des cours de vélo à des femmes immigrées pour qui cette pratique est encore inconnue. « Dans ma jeunesse, dans les années 80, ce n’était pas possible pour les femmes de faire du vélo », raconte Gullyeter, une Irakienne immigrée en Suède, à FranceInfo. À 50 ans, elle monte pour la première fois sur un vélo, et doit donc se familiariser avec l’engin et les règles à respecter pour éviter les accidents. Pour Ruth, membre de l’association, le vélo « est un moyen de s’intégrer. Beaucoup de ces femmes veulent avoir leur place dans la société. »

Pédaler en liberté. Chacune des femmes qui s’inscrit à ces cours a ses propres raisons pour se mettre en selle : faire du vélo avec ses enfants, se rendre au travail, aller voir des amis. Après six séances de deux heures, la formation est terminée, et les participantes sont prêtes à pédaler seules. En France aussi, notamment à Strasbourg, des dispositifs encouragent les femmes issues de l’immigration à pédaler. Déjà en 2013, l’association strasbourgeoise CADR67 proposait des cours de vélo, notamment dans les quartiers populaires. Ces femmes « n’ont pas toujours eu la chance d’apprendre dans leur pays. Leurs maris ne savent pas davantage, mais ils ont le permis. Elles sont dépendantes d’eux pour le moindre déplacement, et sont coincées pour leur autonomie », indiquait Fabien Masson, président de l’association, au journal La Croix.

Que ce soit en France ou en Suède, l’idée est donc la même : gagner en autonomie et pouvoir se déplacer seule. Et puis ce qu’il y a de bien avec le vélo, c’est qu’une fois qu’on a appris à en faire, ça ne s’oublie pas.

Crédit photo : @Cykelfrämjandet

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