En plein confinement, le gouvernement teste un super-radar à plusieurs millions d'euros
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En plein confinement, le gouvernement teste un super-radar à plusieurs millions d’euros
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LA REDACTION |  04/05/2020 12:00
En plein confinement, le gouvernement teste un super-radar à plusieurs millions d'euros

Un timing étrange en pleine crise ?

Incassable. Depuis 2017, on voit fleurir sur le bord des routes des radars de plus en plus intelligents, capables de constater un large panel d’infractions – la vitesse bien sûr, mais aussi les distances de sécurité, le téléphone au volant ou le port de la ceinture – sur une trentaine de véhicules simultanément. Perchés à quatre mètres de haut, ces radars baptisés Mesta Fusion et réputés « invincibles » ont été massivement… cassés (…) durant la crise des gilets jaunes en 2019.

Toujours plus compact. Qu’ils servent de piñata ou non, le gouvernement avait prévu d’en installer 400 en 2019 puis 1200 en 2020 et, de toute évidence, crise ou pas, il se tient à son agenda. Mieux encore, la période semblerait propice pour tester la dernière génération de radars MESTA. Comme l’a repéré Radar-auto, certains sont en phase d’essai sur l’A15, à proximité de Pierrelaye dans le Val d’Oise (95). Toujours perchés à plus de trois mètres, ces nouveaux engins présentent des cabines plus compactes (un mètre de haut pour trente centimètres de large) abritées dans des plaques métalliques. Une nouvelle version qui apparaît comme la miniature, plus discrète, des radars précédents. Et qui a coûté la bagatelle de 149 millions d’euros octroyés à deux sociétés (PARIFEX, CEGELEC) s’étant partagé la France en deux parties égales.

Une installation en catimini ? Avec une phase de test au moment où les routes sont vides, il est légitime de trouver le timing curieux. Mais tout bien réfléchi, si cette installation est maintenue malgré la crise, c’est sans doute car pour la deuxième année consécutive, en 2019, les recettes des amendes ont dégringolé. Et, non, le vandalisme n’est pas la raison principale. Il s’agit plutôt d’un véritable changement dans le comportement des conducteurs combiné à un nombre de radars en baisse, avec quelque 300 appareils en moins depuis 2018.

Un recul fâcheux puisque, outre l’entretien des infrastructures de transport, ces recettes servent au désendettement de l’État et le financement des collectivités territoriales. Des ressources précieuses en temps de crise que l’implantation de ces radars, à la verbalisation plus polyvalente, pourraient aider à renflouer. Le calendrier des déploiements n’est, pour l’heure, pas encore connu.

Autoroute Radar

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