En mars, une grève générale des chauffeurs VTC pourrait faire flamber le prix des courses
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En mars, une grève générale des chauffeurs VTC pourrait faire flamber le prix des courses
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LA REDACTION |  25.02.2020
En mars, une grève générale des chauffeurs VTC pourrait faire flamber le prix des courses

Vendredi 6 mars, les tarifs pourraient doubler voire tripler sur les applis simplement par manque de chauffeurs. Ce qui est le but de l'opération.

Extinction totale de toutes les applis. C’est ce que souhaite l’Intersyndicale nationale VTC (INV). Regroupant des chauffeurs de toute la France et de toutes les plateformes, ce syndicat appelle en effet à une mobilisation générale le 6 mars, simplement en demandant aux pros de se déconnecter des applis. L’afflux de demande de courses sans offre de chauffeurs va mécaniquement amener les algorithmes à faire flamber les prix.

Débrayer. Selon Brahim Ben Ali, coordinateur du mouvement, les tarifs vont doubler ce jour-là et pourraient même tripler, selon le nombre de conducteurs à débrayer. Ce sont particulièrement les travailleurs des grandes plateformes Uber, Kapten, Bolt et Marcel qui sont visés. Le mouvement ne devrait pas dépasser le seul vendredi 6 mars mais il n’est pas impossible que les algorithmes gardent des traces de ce fossé durant plusieurs jours. Absents des applis, les taxis vont probablement bénéficier d’un report des demandes. Le but étant que le manque à gagner amène les grandes plateformes à écouter les revendications des chauffeurs.

Travail dissimulé. Plusieurs problèmes sont à la base de cette grogne. De nombreux chauffeurs critiquent le niveau des commissions prélevées par les plateformes et réclament un tarif minimum et une protection sociale. Un mouvement parallèle au sein des livreurs de repas a permis de faire condamner la plateforme Deliveroo pour « travail dissimulé ». De son côté, Uber a déjà subi plusieurs opérations de blocage de ses centres logistiques parisiens depuis novembre. Les militants s’en prenaient en particulier à un récent changement du règlement qui permet de suspendre les chauffeurs refusant trop souvent des courses. Une procédure qui renforce la dépendance entre ces travailleurs « indépendants » et la plateforme qui se refuse à être un employeur. Ce que réclame justement une part non négligeable des conducteurs : le 31 janvier dernier, 120 chauffeurs d’Uber ont déposé une requête pour que leur contrat actuel soit requalifié en salariat.

Crédit photo : AFP / AJ

Chauffeur travail VTC

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