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En France, l’air du métro serait 3 fois plus pollué qu’à l’extérieur
Robin Ecoeur |  12/06/2022 23:14
En France, l'air du métro serait 3 fois plus pollué qu’à l’extérieur

Publié le 8 juin 2022, un nouveau rapport de l'Agence nationale de sécurité sanitaire de l'alimentation, de l'environnement et du travail (Anses) recommande une surveillance plus accrue des mesures de la qualité de l’air ainsi que de nouveaux taux à ne pas dépasser. Cependant, les études scientifiques manquent pour savoir si cette pollution est plus nocive pour la santé que l’air extérieur.

Metro c’est trop. En 2019, l’Anses a été chargée par les pouvoirs publics d’estimer les seuils de pollution considérés comme dangereux pour la santé dans les enceintes ferroviaires souterraines (les métros). Ces « valeurs guides de qualité d’air intérieur », aussi appelés VGAI, « constituent le socle initial du procédé institutionnel visant à fixer des valeurs réglementaires de surveillance de la qualité de l’air intérieur. Elles sont fondées uniquement sur des critères sanitaires et sont de nature indicative », explique l’agence sur son site.

Trois ans plus tard, l’Anses indique dans un nouveau rapport qu’elle n’est pas en mesure de répondre à cette demande à cause du manque d’études scientifiques sur la question. En résumé, l’air est en effet plus pollué dans le métro qu’à l’extérieur, mais impossible d’affirmer si cette pollution est plus nocive pour les usagers.

Les freins seraient les coupables. C’est pourtant un chiffre qui, balancé comme ça, peut faire peur. « Depuis le début des années 2000, des mesures de la qualité de l’air dans les enceintes ferroviaires en France ont mis en évidence des concentrations en particules en suspension dans l’air (PM10, PM2,5 en µg.m-3) en moyenne trois fois plus élevées que dans l’air extérieur urbain », écrit l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail dans son nouveau rapport. Une pollution causée par l’usure des rames à cause du freinage ou encore par la « remise en suspension des poussières du fait de la circulation des rames », et que l’on retrouve dans toutes les villes où il existe un réseau de métro, à savoir Paris, Marseille, Lyon, Lille, Toulouse, Rennes et Rouen.

L’air du métro est différent que celui que nous respirons dehors. « Ce sont des particules métalliques composées essentiellement de fer, ou de manganèse. On y trouve aussi du carbone organique en lien notamment avec le freinage des trains et la friction des semelles en carbone organique », indique à L’Express Mattéo Redaelli, le coordonnateur de l’expertise à l’Anses.

Par contre, l’agence manque de données scientifiques pour évaluer la dangerosité et la toxicité de ces particules fines sur la santé de celles et ceux qui les respirent. C’est-à-dire qu’elle ne peut pas évaluer ces valeurs sur un critère strictement sanitaire. « Compte tenu du manque de données robustes, on ne peut pas dire si les particules du métro sont plus dangereuses que celles émises par le trafic routier », explique au Monde Matteo Redaelli.

Pour palier rapidement à ce manque et améliorer la qualité de l’air dans ces zones souterraines, l’Anses propose de fixer des indicateurs — des taux de concentration à ne pas dépasser — à utiliser comme repères. « Le calcul de ces indicateurs intègre les expositions sur une journée dans différents environnements (à la maison, au travail et dans les transports) et les valeurs limites réglementaires ou les valeurs guides en concentrations journalières à ne pas dépasser, qui sont définies pour les particules de l’air ambiant », écrit l’agence.

Les régies de transports et les pouvoirs publics sont encouragés à « renforcer leur dispositif de surveillance de pollution de l’air » en se basant sur les nouveaux indicateurs, et ce, sur les quais mais aussi dans les couloirs ou les rames. L’agence espère également que de nouvelles études seront menées afin d’avoir des données conséquentes pour « définir des valeurs de référence. » À titre d’exemple, le réseau francilien est utilisé par 5 millions de personnes par jour. 

Plus d’infos par ici.

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