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Embargo sur le pétrole russe : la France peut-elle vraiment manquer d’essence ?
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LA REDACTION |  10/05/2022 00:13
Embargo sur le pétrole russe : la France peut-elle vraiment manquer d’essence ?

A priori, et même si l’Europe compte progressivement cesser d’importer du pétrole de Russie, la France ne devrait pas connaître de pénurie selon le gouvernement, qui affirme avoir des réserves… Mais à quel prix ?

“Au cas où…“. Que ce soit des pâtes, du papier toilette ou du carburant, les Français ont tendance à faire des réserves quand le vent annonce de mauvaises nouvelles. Alors, quand la Commission européenne a fait savoir qu’elle allait stopper d’ici la fin de l’année tout achat de pétrole à la Russie, nos concitoyens ont commencé à envisager de… faire des réserves.

Les mots de la présidente Ursula von der Leyen ? L’interdiction devrait se faire progressivement mais concernerait tout pétrole « brut et raffiné » et aussi bien « transporté par voie maritime [que] par oléoduc ».  Il y a donc de quoi avoir un peu peur. Car si cet embargo est censé faire fléchir la Russie, il risque chez nous de créer une pénurie et fatalement, une hausse des prix.

La vie sans Russie. C’est pour éviter que les Français se ruent sur les pompes à essence que la ministre de la Transition écologique a donc fait savoir que le pays avait des réserves stratégiques : « Pas la peine de se précipiter vers les stations essence » a rassuré Barbara Pompili sur Franceinfo, avant de promettre : « on est tranquille pendant de nombreux mois ».

Après avoir rappelé que la France importe 20 à 25 % de son gazole depuis la Russie, sans compter le brut, le président de l’union des industries pétrolières a fait savoir qu’il ne voyait « pas de difficulté majeure d’approvisionnement » découlant de cette restriction… mais à condition d’avoir quelques mois pour se réorganiser. Or le temps, c’est de l’argent.

Contourner, à quel prix ? En théorie, d’autres pays exportateurs (dont le Moyen-Orient, l’Inde et l’Amérique du Nord) vont probablement acheter, eux, le pétrole russe et nous revendre le leur. Combien ? C’est la grande inconnue. Re-router le transport et payer les commissions ne sera pas indolore pour l’automobiliste. D’autant que l’aide gouvernementale de 15 centimes à la pompe doit s’arrêter en juillet. Mais pas de panique, la ministre a annoncé que s’il est nécessaire « de prolonger [cette aide], on prolongera ». Par ailleurs, le gouvernement réfléchirait à une nouvelle mesure dès cet été « qui toucherait plus ceux qui en ont le plus besoin » a précisé la ministre, en ciblant par exemple « les gros rouleurs ».

Certains s’étonneront du soutien à ceux qui font le plus de kilomètres quand les prix montent et en dépit des engagements à réduire la consommation pétrolière lors des dernières COP. Des incitations à préférer les transports en commun ou électriques seraient, en même temps, plus avisées.

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