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    Un élu socialiste prêt à cultiver du cannabis pour sauver sa région

    Il s’appelle Eric Correia et son projet est de faire pousser du cannabis thérapeutique dans le Massif central.

    Marché fleurissant. Le cannabis est en passe de devenir un des plus gros business mondiaux. Aux États-Unis, les startups innovantes jaillissent de partout et les études qui démontrent sont intérêt thérapeutique comme substitut naturel aux antalgiques se succèdent. Pas de fumée sans feu : le cannabidiol soulage les douleurs sans dépendance ni effet planant. Les anesthésistes le savent bien et, parmi eux, l’infirmier Eric Correia.

    Également conseiller régional de Nouvelle Aquitaine et président de la communauté d’agglomération du Grand Guéret, il a transmis au Préfet de région une demande pour faire de La Creuse un territoire d’expérimentation pour le cannabis thérapeutique. En clair, une dérogation pour cultiver et récolter cette plante interdite en France. Et au bout, une dépénalisation ? Pas forcément, mais un boom économique assuré pour sauver un département.

    Et toi, tu creuses. C’est peu dire que le département va mal. La fermeture du sous-traitant automobile GM&S La Souterraine a fait l’effet d’une bourrasque et le seul plan proposé pour redynamiser l’économie s’avère être la construction d’un centre pénitentiaire. Ce qui n’est pas incompatible avec une industrie agricole, notez… Vide de grandes entreprises et profondément rurale, la Creuse dépend de sa terre qui ne rapporte pas beaucoup : interviewé par France Info, Eric Correia décrivait la situation d’ agriculteurs épuisés, « qui font 60-70 heures par semaine et qui ne gagnent même pas un Smic ». Cultiver de l’herbe apporterait un revenu annexe aux Creusois et peut-être même une vague d’emplois.

    Bouffée d’air frais pour les agriculteurs, ce projet de plantation pourrait sauver l’emploi, comme cela a été le cas au Colorado où l’industrie du cannabis en a créé plus de 18 000.

    De l’argent en fumée ? Selon Correia, les débouchés sont énormes, mais les sociétés de ce marché en plein boom n’attendront pas la France si elle tarde à légiférer, en lui préférant la Suisse. L’étude référente du think tank Terra Nova évalue les recettes à près d’1,6 milliards d’euros par an. Du bonus pour l’État puisque légaliser ne signifie pas détaxer… À cette manne s’ajoute les économies réalisées par la police et les cours de justice. Seule certitude, aux États-Unis, on compte déjà les dollars : l’année 2017 en aurait déjà rapporté 30 millions. De là à faire ressembler la Creuse à la Californie, il va falloir mettre les bouffées doubles.

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