Elle tousse volontairement sur un chauffeur Uber et risque 20 ans de prison
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Elle tousse volontairement sur un chauffeur Uber et risque 20 ans de prison
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LA REDACTION |  25/03/2021 20:03
Elle tousse volontairement sur un chauffeur Uber et risque 20 ans de prison

L'histoire qui suit se passe à San Francisco et illustre hélas parfaitement les problèmes d'incivilités auxquels sont confrontés quotidiennement les chauffeurs Uber, en première ligne contre la Covid-19.

Presque tous contre la Covid. Jusqu’au 7 mars, personne ne connaissait Arna Kimiai. C’est ce jour-là que l’Américaine, avec deux amies, monte dans un Uber de San Francisco pour une course a priori banale, dans la voiture de Subhakar Khadka, originaire du Népal et chauffeur Uber depuis 3 ans. Petit problème : cette dernière refuse d’enfiler un masque de protection comme la loi l’exige depuis le début de la pandémie. La suite, c’est cette vidéo filmée par Subhakar Khadka et diffusée sur les réseaux sociaux, et où peu de doutes subsistent quant à l’agression et à la violence des passagères.

Port du masque exigé. Chez Uber comme chez toutes les compagnies VTC depuis un an, qu’on vive à Paris, Londres ou San Francisco, la règle exige qu’on porte un masque de protection pour éviter autant la contamination du chauffeur que celle des futur.e.s passager.e.s. La cliente de 24 ans, elle, ne semble guère s’en soucier. Après avoir crié qu’elle avait la Covid-19, elle tousse (très) volontairement sur celui qui n’avait rien demandé d’autre que le respect des règles sanitaires. En retour, ce dernier subit un assaut et manque même de se faire dérober son smartphone. Les trois passagères, finalement, s’enfuient mais sont retrouvées par la police locale un peu plus tard pour violation du code de santé, agression, coups et blessures et tentative de vol. Tout cela pour avoir refusé de porter un masque.

Blacklistées de la plateforme Uber à vie, les trois femmes ne sortent pas vraiment indemnes de cette situation ahurissante. Arna Kimiai, la plus fautive, risque jusqu’à 20 ans de prison. De son côté, Subhakar Khadka est presque devenu un héros national pour avoir su garder son sang froid. Uber lui a remboursé les frais de nettoyage du véhicule, et une cagnotte a pour l’heure permis de récolter 105 000 dollars pour lui venir en aide. En bref, une histoire hors normes comme les Etats-Unis savent en produire, même qui reflète bien le combat quotidien des milliers de chauffeurs VTC à travers la planète, déjà touchés par la crise mobilité depuis un an et qui, en outre, doivent quotidiennement rappeler à leurs clients les consignes élémentaires. Chez Uber pourtant, la consigne est claire : “pas de masque, pas de course“. Le plus triste dans tout ça ? La principale accusée, évidemment pas positive à la Covid-19 au moment des faits, n’exprime aucun regret quant à son débordement. Désormais, lui restera la marche ou le bus pour réfléchir à tout cela.

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