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    Droit au but : ce robot-méduse va nettoyer le port de Marseille

    Entre hydrocarbures et simples déchets, les eaux des ports de la Méditerranée sont de plus en plus polluées. Si les éprouvettes des employés municipaux n’y changent rien, ce robot-méduse inventé à Aubagne, si.

    JellyFishBot. Le « robot-méduse », en bon français, ne pique pas ; en revanche, il tient la comparaison avec la bestiole rose par sa faculté à se faufiler entre les bateaux. Sauf que lui le fait pour nettoyer les déchets en surface. Autant dire qu’il est efficace : avec le filet qu’il traîne derrière lui, il aspire jusqu’à 80 litres de déchets sur son passage. Il contient également des « lingettes » qui s’occupent, elles, d’absorber les hydrocarbures produits par les moteurs des embarcations à quai.

    1 000 m² de port nettoyé par heure. Sorti des ateliers de la startup d’Aubagnais IADYS (pour Interactive Autonomus Dynamic Systems), le JellyFishBot arrive à point nommé. Avant ce robot, les employés municipaux ayant la tâche de nettoyer les eaux du Vieux-Port de Marseille utilisaient des salabres, sortes d’épuisettes télescopiques. Méthode un brin dérisoire tant le constat d’Armand Di Tucchi, président de la Société Nautique des Pêcheurs et Plaisanciers (SNPPP) est alarmant : « On ne sait pas vraiment d’où ça vient, mais des fois, ça arrive d’un coup et l’eau est envahie de déchets flottants. C’est un vrai problème », déclarait-il. Ce « vrai problème », l’ONG Sea Shepherd le constatait déjà, caméra au poing, en 2015.

    La solution de Nicolas Carlesy, le jeune doctorant en robotique marine à l’origine d’IADYS, semble bien plus adaptée que les épuisettes. Car, comme il l’explique, « le filet [tiré par le robot] a une capacité de 80 litres que l’on peut facilement vider. Le Jellyfishbot peut traiter une surface de 1 000 m² en l’espace d’une heure, en se faufilant dans tous les recoins ».

    Tout le monde veut sa méduse. Preuve, s’il en fallait une : les premiers tests effectués dans les eaux du Vieux-Port on été concluants. Commercialisée pour près de 8000 euros, la solution sera sur le marché d’ici le mois d’avril 2018, et la demande ne manque pas. Si le JellyFishBot est aujourd’hui un robot qu’il faut téléguider entre les bateaux – donnant l’impression de jouer à une partie de Pac-Man grandeur nature -, la startup de Nicolas Carlesy songe à l’équiper de capteurs afin qu’il organise son ramassage de déchets tout seul, comme un grand. VOus allez voir qu’on va aimer regarder passer les méduses cet été.

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