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Dossier : qu’est-ce que l’autosolisme ? (Et comment y remédier ?)
LA NOUVELLE MOBILITE S'EXPLORE AVEC
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LA REDACTION |  04/05/2022 11:10
Dossier : qu'est-ce que l'autosolisme ? (Et comment y remédier ?)

Covoiturer est de plus en plus simple, pourtant les Français continuent de rouler seuls dans leur voiture, multipliant d’autant leur empreinte carbone au lieu de la diviser. C'est cette mauvaise habitude qu'on appelle "l'autosolisme".

8 Français sur 10 roulent seuls. Si vous roulez seul dans votre auto, vous pratiquez l’autosolisme. On ne peut pas faire définition plus simple. Or une récente étude de VINCI Autoroutes a montré que ce phénomène est toujours très pratiqué de nos jours : sur les 11 agglomérations surveillées, 82,6 % des conducteurs roulaient seuls pour se rendre à leur travail, donc pile au pire moment en termes de trafic. Et ce malgré la multiplicité d’autres services de mobilité disponibles.

Et alors, direz-vous, cela se fait depuis toujours ? En effet. Mais si le mot autosolisme a été inventé au début des années 2000, c’est pour souligner sa facette néfaste : en roulant seul, vous portez individuellement toute la charge de ses conséquences. A commencer par la pollution que génère le moteur en roulant.

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Fumer en solo. En roulant seul(e), l’ensemble des émissions de CO2 de votre trajet, comme les particules émises, sont de votre faute ; alors qu’en embarquant un passager (collègue, voisin, auto-stoppeur…), vous diviseriez celles-ci par deux (et plus encore selon le nombre de convives dans la voiture). C’est pour cette raison qu’on considère les transports en commun comme plus vertueux : leur empreinte carbone est divisée en autant de passagers. Et c’est comme cela qu’un Paris-Marseille en TGV (1,7 kg de CO2 par kilomètre et par passager) est 70 fois moins polluant qu’en voiture (127 kg CO2/km/passager). Mais il n’y a pas que la pollution…

En multipliant le nombre de voitures sur les routes, on intensifie le trafic, ce qui a pour effet de ralentir la circulation, ajouter des bouchons et remplir les places de stationnement… Et tout cela irait mieux si on utilisait les 4 places de nos véhicules. Alors qu’est-ce qu’on attend ?

Photo De Personne Conduisant

Coupable de tout, responsable de rien. En 2018, un rapport évaluait que l’autosolisme représentait en France un total 12,75 millions de voitures. Soit 75 % des 17 millions d’automobilistes. Aujourd’hui nous serions autour de 80 %, on vous laisse faire la règle de trois, mais cela signifie que la pratique a gagné du terrain. Pourquoi ? Sans doute parce qu’une pandémie a exigé qu’on garde ses distances les uns des autres et que c’est plus difficile dans un métro ou un bus que dans son habitacle…

L’étude de Vinci montre également que le nombre de passagers moyen d’un véhicule augmente au cours de la journée quand le volume de trafic réduit. L’autosolisme serait donc partiellement subi plus que choisi, soit pour raison sanitaire, soit parce qu’il reste moins cher dans certaines régions rurales de prendre sa voiture que de cumuler plusieurs modes de transports (ce qu’on appelle la multimodalité). Il existe pourtant d’autres moyens concrets et pratiques de renverser la tendance : en remplissant nos voitures.

Tu montes ? Embarquer quelqu’un pour faire le même trajet, cela s’appelait « le stop ».  Aujourd’hui, c’est du covoiturage. Les applis de mise en réseau ne manquent pas (faut-il encore présenter Blablacar ?) et les régions et autoroutiers participent à l’effort en créant des parking (gratuit) où se retrouver et laisser sa voiture. Mais ce n’est pas la seule option.

On oppose l’autosolisme à lautopartage, c’est à dire qu’au lieu de monter tous dans la même auto en même temps, on le fait chacun son tour étalé dans le temps. Ce que ça change, c’est que la voiture ne fait plus qu’un seul trajet dans la journée mais sert à d’autres pendant que vous ne l’utilisez pas. Ils pourront peut-être la combiner avec un train avant, ou un vélo après, voire emmener un passager. C’est pour cela que les villes proposent des flottes de voitures en libre-service mais aussi des transports « à la demande » aux tournées optimisées et plus “rentables” qu’un seul trajet.

Quitte à jouer égoïste, une autre option se développe pour les citadins : des micro-voitures pensées pour un seul passager : le conducteur. Moins de place dans les bouchons comme sur les parking tout en étant électrique pour limiter leurs émissions, c’est malin si l’on a pas besoin d’aller loin.

Égoïste, vraiment ? Un Français sur deux ne peut pas se passer de leur véhicule. Mais rien ne les oblige à le conduire seuls. Il y a un pile un an, la RATP, Uber, BlaBlaCar et Mobilize lançait un test pour forcer 1000 concitoyens à se passer de voiture pendant 10 mois ; ces cobayes se sont alors tournés vers des VTC et des transports en commun, mais aussi des voitures en autopartage et du covoiturage. A votre tour de changer vos habitudes. D’ailleurs certaines collectivités prennent déjà le pli : à Lyon et bientôt à Grenoble et bientôt à Paris des voies rapides sont désormais réservées au covoiturage. N’attendez pas qu’on vous y force, ouvrez la portière.

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