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Dossier : les avions électriques décolleront-ils vraiment un jour ?
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LA REDACTION |  24/01/2022 18:50
Dossier : les avions électriques décolleront-ils vraiment un jour ?

Plusieurs modèles sont en cours de fabrication et l’un d’eux peut déjà voler légalement. Alors pourquoi ça traîne ? Tour d’horizon de l’aviation de demain et date de décollage.

Souvenez-vous… C’est un beau jour de 2015, l’avion E-Fan s’élance sur l’aéroport de Calais. Une demi-heure plus tard (36 minutes sur le chrono), ce petit avion se pose à Lydd de l’autre côté de la Manche. Sa spécificité ? L’avion est 100 % électrique. Il n’a donc rejeté aucun dioxyde de carbone et son plein n’a coûté que 2 €. Une perspective réjouissante. Pourtant, 6 ans plus tard aucune compagnie ne propose encore de vol électrique. Pourtant, les prétendants ne manquent pas ; on pourrait même craindre les embouteillages dans le ciel.

Top Gun Vs Les chevaliers du ciel. A tout seigneur tout honneur, parlons de Pipistrel. Cet avionneur de Slovénie méconnu a reçu la première certification européenne en juin 2020 pour son avion 100 % électrique : le Velis Electro. Le biplace de 600 kilos et moteur 60 kW est donc autorisé à voler. Mais son format fait qu’il n’est actuellement commandé que par des écoles de pilotage… dont celle d’Air France. Autre record, celui battu par Rolls Royce avec son monoplace 400 kW. Le Spirit of Innovation a fait son baptême de l’air en septembre dernier et a homologué le record de vitesse atteint par un véhicule électrique : 555,9 km/h.

Chez nous aussi, l’électricité décolle. La startup VoltAero fondée par les anciens responsables de l’E-Fan chez Airbus a récidivé l’an dernier en volant 200 kilomètres au-dessus de la Manche avec son petit hybride, le Cassio1. Hybride ? Oui. L’intérêt de la double motorisation est de sérieusement diviser les émissions polluantes et le bruit en basculant sur une propulsion électrique au décollage et pour l’atterrissage. Maintenant, VoltAero décline son avion en 4, 6 et 12 places avec motorisation jusqu’à 600 kilowatts.

L’aviation électrique ne sera pas un train du ciel, mais plutôt un autocar avec des terminaux plus petits qui pourraient ressembler à des gares” (Le cabinet Oliver Wyman, expert en aéronautique)

Même avancée par palier pour Aura Aero, startup toulousaine qui produit l’Integral R. Celui-ci sera bientôt remanié en Integral E, 100 % électrique et accompagné d’un grand frère écolo de 19 places et 6 rotors. Le même format qu’ont choisi les Américains de ZeroAvia, sauf que leur 19 places à eux volera à l’hydrogène. Une pile à combustible transformera le carburant bleu en électricité. Hé oui, électrique, thermique conversion, motorisation hybride ou hydrogène… l’aviation électrique a plus d’un carte dans sa manche.

Bref, l’aviation électrique ne sera pas un « train du ciel » mais plutôt un autocar, qui desservira « des aéroports secondaires avec des pistes courtes, des terminaux plus petits, qui pourraient ressembler à des gares », comme le résume à l’AFP le cabinet Oliver Wyman, expert en aéronautique. Maintenant la question que tout le monde se pose est : c’est pour quand ?

Patience, ça urge Là où automobiles, trains et ferry carburent au kilowattheure, aucune ligne ne vole autrement qu’au kérosène. Chacun de ces avionneurs est encore en phase de test et peaufine ses joujoux. Qu’attendent-ils ? D’abord, les packs de batteries d’aujourd’hui sont encore faibles, ce qui incite à développer des avions hybrides. Tous espèrent que l’avenir offrira une meilleure autonomie à poids égal. Ensuite les infrastructures de recharge manquent dans les aéroports ainsi qu’une production électrique massive proche.

La bascule devrait se faire entre 2025 et 2030. Lorsque les avionneurs pourront transférer leurs technologies de biplaces à des 5-10 places, un marché économique émergera alors. Presque en même temps que les « taxis volants » que développent actuellement de nombreuses startups pour les grandes villes. Mais ils ne seront pas concurrents, plutôt complémentaire. Voilà qui réglerait la question des vols intérieurs jugés trop polluants. Pour rappel, l’aviation génère plus de 2 % des émissions de CO2 du monde et c’est bien ce qui pousse tout le monde à chercher une prise de courant…

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