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Dossier : c’est quoi la multimodalité (et pourquoi tout le monde en parle ?)
Hilaire Picault |  13/04/2022 11:09
Dossier : c’est quoi la multimodalité (et pourquoi tout le monde en parle ?)

C’est le fait de combiner plusieurs transports pour optimiser les temps, coût et impact sur l’environnement d'un même trajet. Et c’est le plus grand enjeu de nos villes et régions pour sauver le climat et votre portefeuille.

Avoir le choix. Avant, les transports visaient l’indépendance : on voulait un véhicule qui puisse autant assurer des trajets locaux (l’école, le shopping) que longue distance (voyage, rendez-vous), et ce pour autant de personnes que nécessaires (vous, toute votre famille)… Aujourd’hui, la mobilité a remplacé cette idée en proposant un véhicule différent et plus adapté pour chaque type de trajet. D’ailleurs vous n’iriez pas plus à Berlin en trottinette que vous ne prendriez l’avion pour faire vos courses, non ?

Cette multiplicité des modes de transport a un nom :  la multimodalité. Le couac survient en passant de l’un à l’autre : il n’est pas garanti de trouver une place en ville, ni un taxi à l’aéroport, et votre vélo ne tient pas dans le tram… On appelle « intermodalité des transports » ce changement d’un mode à l’autre, et c’est ce que tente d’améliorer l’État. Pourquoi ? Parce que cela coche toutes les bonnes cases dans l’époque actuelle.

Que des feux verts. Pas de place où stationner ? Garez-vous plus tôt et prenez un bus. L’arrêt est trop loin de votre rendez-vous ? Finissez en trottinette… Première réussite de la multimodalité, vous n’êtes plus jamais bloqué. Avec un second « effet Kiss Cool » : avec toutes ces alternatives, la voiture n’est plus toujours indispensable, ce qui, par effet domino, réduit à la fois les émissions de CO2 en zone urbaine, les bouchons et la galère du stationnement…

En plus de rendre la ville en centre-ville plus agréable (moins de bruit, moins d’émissions de Co2), la multimodalité désenclave les territoires. Si le train ne suffit pas parce qu’il n’y a pas de gare proche, il vous sera possible d’emprunter un vélo en descendant du train ou de monter dans la voiture de quelqu’un faisant le même trajet que vous.

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On le voit, la multimodalité englobe un large choix de moyens de transport en incluant le covoiturage, la location (en particulier les flottes en libre service) et l’autopartage… Et contre toute attente, il est souvent plus rentable de combiner ces modes que de tenter de tous les couvrir avec un même véhicule.

La liberté a un (tout petit) prix. Plus besoin d’acheter une large berline chère en assurance (et en carburant) quand on peut se limiter à un vélo ou une citadine électrique pour le quotidien, puis prendre le train pour partir en voyage ou louer un véhicule une fois de temps en temps. Plus complexe en zone rurale, on notera quand même l’apparition de services de cars faisant la navette entre des gares TGV et des aires de covoiturage.

C’est aussi moins coûteux pour la collectivité puisqu’il n’y a plus besoin de construire de nouvelles routes, des gares ou de nouvelles lignes de bus. Les stationnements auto peuvent être réattribués aux flottes de mobilité active ou devenir piétonnes. Il faut par contre impérativement coordonner tous ces services. Et c’est un enjeu de taille.

Parking tramway Montpellier Méditerranée Métropole

Vos élus roulent pour vous. Depuis 2019, la Loi d’Orientation des Mobilités (LOM) impose que les régions garantissent aux citoyens une continuité territoriale pour leurs déplacements d’ici 2024. Pour y arriver, elles doivent concilier une offre large et diversifiée de mode de transport, comme on l’a vu, mais aussi organiser ces offres entre elles.

Pour cela, il faut des infrastructures : des espaces partagés, comme un parking où déposer sa voiture qui soit accolé à une station de bus, ou métro. Mais il faut surtout vérifier que les services se complètent, éviter l’attente qui dissuade l’usage, et surveiller les prix en faisant jouer des partenariats. A Montpellier par exemple, un même ticket couvre votre stationnement et le tramway pour rejoindre le centre-ville. La SNCF propose aussi des trains où l’on peut monter avec son vélo pour le même prix. Entreprises et collectivités vont devoir travailler ensemble à assembler services, coûts et infrastructures au mieux.

Perdu dans la MaaS… La multiplication des services a cependant un défaut : on ne s’y retrouve plus. Pour dénicher le transport le moins cher, le plus rapide, ou le plus vertueux, on s’en remet alors à un algorithme pour calcule la meilleure solution. C’est ce qu’on appelle la “Mobility as a Service“, ou MaaS : plus besoin de posséder les véhicules, on utilise ceux qui sont disponibles.

Il existe des applications comme le comparateur Tictactrip qui combine aussi les modes de déplacements, ou la récente application de notre partenaire SEAT, avec SEAT Move. Mais c’est aussi le challenge relevé par Google Maps, le n°1 mondial Citymapper (hélas peu déployé en France) ou la récente mise à jour de SNCF Connect qui souhaite vous proposer bien plus que des trains. Combinant une myriade de services, Uber aussi lorgne dessus depuis des années.

Tous ces nouveaux outils, puisent dans les informations collectées et partagées par les collectivités… à leur frais. Et c’est l’enjeu du moment. Car demain, les villes intelligentes carbureront avant tout à l’information.

En route pour demain. Aujourd’hui 40 villes françaises ont déjà lancé leur application Maas. Alors si l’époque réclame des aires de covoiturages, des parking protégeant les vélos et des recharges pour véhicules électriques, on ne basculera pas complètement dans l’ère de la multimodalité sans de meilleurs échanges d’informations. Ainsi, les applis pourront recalculer en temps réel la meilleure option pour vous : foncer sur une place qui va se libérer, ou vous garer ici et rejoindre ce vélo en free floating ? Quant à la voiture, qu’on se le dise, elle ne disparaîtra pas ; mais elle est appelée à être partagée pour devenir le maillon d’une chaîne plus grande. Une chaîne multimodale, en somme.

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