Distanciation : pourquoi les règles ne sont pas les mêmes dans les trains et les avions ?
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Distanciation : pourquoi les règles ne sont pas les mêmes dans les trains et les avions ?
Hilaire Picault |  26.05.2020
Distanciation : pourquoi les règles ne sont pas les mêmes dans les trains et les avions ?

Tout le monde est d'accord sur le port du masque et le gel hydroalcoolique. Mais dans les avions l’écart d’une place sur deux n’est pas obligatoire. Pourquoi ?

1 m au moins. Déplacements du quotidien, voyages d’affaire ou escapades de loisir… peu importe, tous les transports suivent désormais des règles pour limiter la propagation du virus. Un sondage mené par le CSA début mai montre que 9 Français sur 10 approuvent le masque obligatoire dans les transports et, quand SNCF et RATP ont limité les places assises afin de garantir au moins 1 m entre les passagers, 85% des interrogés ont trouvé cette réduction normale. Alors pourquoi l’aviation ne suit-elle pas la même règle ?

3/4 de sièges occupés pour être rentables. En effet, au moment du déconfinement, le gouvernement a limité le remplissage des TGV à 60% et obligé le port du masque. Dans les avions ? Il n’y a pas eu de contrainte équivalente. Le secrétaire d’État aux Transports se contentait d’affirmer que les réservations étaient alors « de 45 à 50% sur le court et le moyen-courrier et d’à peu près 30% sur le long-courrier », sauf que ce chiffre ne va pas durer. Pire : il ne peut pas durer, puisque pour être rentable économiquement (on ne parle même pas « écologiquement »), un avion de ligne doit compter 75% de ses sièges occupés… Autre point gênant, si les trains sont désinfectés au moins une fois par jour, les avions ne le sont qu’un jour sur cinq.

Filtre à impuretés. Pourtant, les spécialistes se veulent rassurants : loi ou pas, les compagnies se sont organisées. Les cabines sont équipées de ventilations particulières qui renouvellent entièrement l’air à bord toutes les trois minutes. Cet air, aspiré dehors, passe à travers un filtre Hepa qui retient 99,97% des particules dont celles de COVID-19. Pour réduire encore les risques, les grandes compagnies procèdent désormais à des prises de températures de leurs passagers avant l’embarquement. Air France se réserve ainsi le droit de refuser l’entrée aux voyageurs fiévreux pour assurer la santé de son personnel et des autres passagers.

Bref, les compagnies qui ont survécu à la faillite ou ont été soutenues par leur gouvernement investissent pour nous protéger. Ce qui a pour effet à court ou moyen terme de condamner les lignes low cost. Peut-être est-ce pour cela qu’il n’y a pas de réglementation officielle pour l’aviation…

Aviation covid-19 Distance de sécurité Transports en commun

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