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    D’ici 2020, on devrait pouvoir parler avec les chiens

    On savait que parler à nos animaux de compagnie était bon pour leur moral. Par contre on n’avait aucune idée de ce qu’ils nous répondaient. Grâce à l’intelligence artificielle, un docteur américain veut qu’on puisse converser avec nos chiens.

    Professeur en biologie à l’université de l’Arizona du Nord, le docteur Constantine Slobodchikoff étudie le comportement des animaux depuis 30 ans. Largement assez longtemps pour constater que la majorité d’entre eux utilisent une forme de langage, plus ou moins structuré. Pourtant, malgré trois décennies de travaux, sa recherche pour comprendre les populations à quatre pattes du monde entier manque de moyens. Qu’à cela ne tienne, le doc a suivi l’ère du temps et lancé sa startup, malicieusement nommée « Zoolingua ». Avec ça, il veut définitivement nous permettre de converser avec les animaux.

    Do you speak caniche ? Ce n’est plus un mystère, confirmait il à Digital Trends : « Nous trouvons de plus en plus de preuves que les différents animaux ont leurs propres langues. » Tout ce qui nous manque dans cette profusion d’information, c’est la clé pour la déchiffrer. La startup du Dr Slobodchikoff va donc développer une intelligence artificielle qui analysera autant les cris et vocalisations des animaux que leurs moues et expressions. Une fois compilées les situations et les réactions des bêtes, le machine learning fera le reste et tentera de traduire ces expressions en langage humain (l’anglais en l’occurrence), à l’écrit puis à l’oral comme le pratique n’importe quel assistant personnel.

    Pour gagner du temps, Zoolingua va d’abord se concentrer sur un seul animal, celui qu’on côtoie le plus : le chien. Même si Slobodchikoff estime qu’à terme, l’algorithme sera capable de décrypter autant les vaches que les cochons, les chevaux et (« enfin ! », crieront les internets) les mystérieux chats. Il a d’ailleurs déjà commencé à analyser les cris perçants et attitudes des chiens de prairie – est-ce que quelqu’un l’a prévenu que ces sorte de marmottes ne sont pas de la famille des toutous ?

    Selon lui, et si les financements le permettent, le robot interprète sera fonctionnel et suffisamment entraînée d’ici 2 à 5 ans.

    Ultime étape, dans moins de 10 ans, Zoolingua voudrait mettre au point un traducteur qui enregistre les prises de paroles de nos animaux pour les interpréter à la volée à l’oral.

    Et si vous trouvez que c’est un gadget, « Doc Con » comme on le surnomme dans les milieux scientifiques, juge sa tâche bien plus grave que vous car un tel traducteur pourrait mettre fin à la violence des chiens : « Actuellement, 2 à 3 millions de chiens sont euthanasiés chaque année aux États-Unis, majoritairement suite à des comportements découlant de l’incapacité des chiens à communiquer leurs besoins aux gens. » Vu sous cet angle, c’est terrible : nous piquons des bestioles parce qu’on les a mal comprises. Effectivement, en terme d’ambition pour concevoir cet interpréteur, cela a un peu plus de gueule que vouloir savoir quelles croquettes votre épagneul préfère…

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