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    L'INNOVATION S'EXPLORE AVEC

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    Tout ce que vous devez savoir pour ne pas planter votre première startup

    Vous aviez une vision. Vous avez repéré un marché, réuni une équipe et vous venez de passer l’épreuve de l’administration française. Tout semble sur des rails, mais méfiance : c’est souvent la première année qu’on flingue son projet ! Ou pas…

    Startupeur super motivé, Maxime Blondel a cofondé en 2016 TheYoungEconomy, une plateforme de missions freelance avant de jeter l’éponge 11 mois plus tard. Avant de rebondir sur un projet d’événementiel, il a énuméré, lors d’une interview à Frenchweb.fr, tout ce qui l’a conduit à se planter malgré un bon projet, une motivation forte et 10 000 euros remportés lors d’un concours. Le succès, finalement, est une partie qui se gagne avec 5 cartes. Les voilà.

    Définir des ambitions communes. Pour réussir à gagner la course, il ne suffit pas d’aller vite, il faut passer la ligne ensemble. On ne vous parle pas de lièvre et de tortue mais d’une cohérence interne où tout le monde fourni le même volume de travail avec les mêmes attentes. « Une start-up qui démarre avec deux cofondateurs à 100% et 2 autres à 50%, ça ne fonctionne pas, résume Maxime Blondel. Ce format crée des déséquilibres d’intérêts, il ralentit les process et enlève son agilité à la startup: tout l’inverse de ce qu’elle doit être. » Pour éviter les désillusions et les tensions, fixez la barre dès le début en fonction des aspirations de tous.

    Fonder une équipe complémentaire. Personne ne vous demande d’être l’agence tout risque mais votre team devrait être un pool de compétences assez large pour que tous les domaines puissent être couverts, du marketing à la compta en passant par la techno et la communication. En d’autre termes, les tâches doivent être réparties et vous devez être complémentaires. Acceptez aussi d’emblée que vous ne ferez pas tout tout seul et entourez-vous de prestataires qui vont vraiment vous libérer d’une tâche ou d’un problème. Attention toutefois : ne déléguez jamais l’outil sur lequel repose tout votre métier. Une appli ne devrait jamais être développée en externe, ni un service en ligne hébergé par un tiers ; le jour où il retirera ses billes, qu’est-ce qu’il vous restera ?

    Recrutez une vision et non un profil. La force d’une startup c’est son agilité face à un monde établi donc lent. Vous devez donc être réactif et adaptable, et pour cela il y a deux ficelles à tenir. D’abord ne jamais réaliser d’économie sur le travail. Si vous rognez sur tout, ne lésinez jamais à payer un collaborateur, c’est une question de qualité et de motivation. Et quand il s’agit d’embaucher, préférez quelqu’un qui vous ressemble et ressent votre ambition plutôt qu’un pack de compétences ; l’implication et la réactivité de votre équipe en seront décuplées. Le recrutement d’un développeur web bon marché a ainsi coûté cher à TheYoungEconomy :  « On s’est convaincus de prendre le moins cher, qui disait oui à tout, alors qu’on matchait bien avec un autre, un peu plus cher, qui semblait plus nous challenger. C’était trop tard quand on s’en est rendu compte. »

    Gagnez de l’argent plutôt que de le réclamer. Le temps dévolu à prétendre aux subventions, participer à des concours et événements et motiver vos réseaux pour qu’ils vous soutiennent et votent… pourrait aussi bien être injecté ailleurs. « On ne s’en rendait pas compte, mais c’était autant de temps à ne pas améliorer notre produit, travailler notre acquisition, aller chercher de nouveaux clients… La vérité, c’est qu’on aurait dû s’enfermer et charbonner. » Avant de chercher des financements et vous faire mousser dans les dîners, assurez-vous que votre proposition est viable à chaque étape de votre projet. Les médailles, c’est gratifiant, mais pas rémunérateur.

    Payez -vous. Pas d’argent, pas de motivation et l’essoufflement des troupes occupées à chercher des rémunérations parallèles coûtera un temps bien précieux à votre projet. Pas d’hésitation donc à vous verser un revenu quand nécessaire. Au lancement capitalisez sur cette exception française qu’est Pole emploi, car comme le résume Maxime Blondel : « Avec une rupture conventionnelle, un salarié peut bénéficier de 70% de son salaire passé pendant 2 ans [et ainsi] développer son projet sans sortir d’argent les premiers temps. » De quoi vous concentrer sur un seul job et le faire bien.

    Traitez votre projet comme tel, pas comme votre enfant. On n’apprend rien aussi bien que de se erreurs, alors… plantez-vous, car ici vous le pouvez. Expérimentez et tirez vos conclusions. Maxime raconte avoir eu cette chance unique de pouvoir étudier et tester trois modèles économiques pour son projet (prix unitaire, commission, abonnement) avant de trouver lequel fonctionnait (ou pas dans son cas). Sa conclusion : « Essayez de ne pas tomber amoureux de votre idée. Préférez les bons chiffres (chiffre d’affaire, clients, taux de croissance…). »

    Finalement, faites un maximum d’erreurs et le plus rapidement possible car si vous plantez cette startup vous aurez toutes les clés pour gagner avec la suivante.

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