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    Deux Français ont traversé le Sahara en vélo électrique

    Ces aventuriers ont parcouru cet été 2000 kilomètres de l’Égypte au Soudan. À dos de chameau ? Non, en Solex.

    Tandem. Parti du Caire le 24 juillet, sous 45°C, le duo Nicolas Auber et Matthieu Tordeur a rallié Khartoum le 19 août avec un peu d’avance. Un périple de près de 2000 km, longeant le lit du Nil du nord au sud, sans bateau ni voiture : les deux acolytes avaient jeté leur dévolu dès le début sur des vélos à assistance électrique. Un véhicule léger, non polluant et facile d’entretien, qui permet de s’adapter à toutes les situations d’hébergement. Mais aussi une façon de garder le contact avec les gens croisés, comme l’assurait Matthieu Tordeur à L’usine Nouvelle : « Le vélo électrique permet de rester proche des gens. »

    Solex. Bien sûr, ils ont suivi les routes et pistes car ce type de roue s’enlise dans le sable. L’assistance électrique servait dans les côtes et pour les derniers kilomètres pour atteindre les villages étapes. « Au départ, on voulait le faire sur de vieux solex thermiques. On est allé voir la marque pour leur proposer, mais maintenant ils fabriquent des vélos électriques. Ils nous ont proposé de réaliser notre aventure avec et de financer un court métrage sur ce voyage. » Un soutien qui permit une vitesse moyenne journalière de 25 km/h, sur chaque tronçon quotidien de 110 kilomètres.

    Du haut de ces pyramides, 400 watts vous contemplent. Chaque village est l’occasion de rencontrer des gens et de recharger (en 3h30 maxi selon les deux explorateurs) les deux batteries 400 watts des Solex Sport Trekking, que chacun transporte en plus des 15 kilos de bagages. L’aventure leur a aussi offert des grands moments comme la visite du mythique temple d’Abou Simbel seuls, sans aucun touriste à l’horizon. Des frayeurs aussi comme la tempête de poussière du 11 août qui a eu raison de leur ventilateur et failli les étouffer, de même que la déshydratation sur la route d’Abri, au Soudan : « Après 160 km je me suis écroulé d’épuisement, bien que nous ayons chacun eu 10 litres d’eau. Il fait si chaud que nos chemises sèchent instantanément laissant nos corps couvert de sel. »

    Chaud et froid. Mais il en faut bien plus pour entamer le moral des deux Rouennais. Ensemble, ils avaient déjà fait le tour du monde en 2016, 50 000 km à travers 40 pays à bord d’une 4L. Matthieu Tordeur, est aujourd’hui membre de la Société des explorateurs français et ne compte pas s’arrêter là. Il compte maintenant rejoindre le pôle Sud depuis la côte de l’Antarctique, dès novembre, soit 1150 km en solitaire à ski. Moins de rencontres sans doute et assurément moins de vélo, mais aucun risque de manquer de ventilateur ce coup-ci.

    Pour refaire le Nil avec eux, retrouvez ici le blog de leurs aventures.

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