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    Deux architectes veulent transformer New York en parc naturel

    Dingue : deux Américains proposent de réinventer le paysage new-yorkais avec des montagnes artificielles (normal, quoi) et surtout une refonte drastique de Central Park. Rencontre « into the wild » avec Yitan Sun et Jianshi Wu, les architectes derrière ce projet visant à réconcilier ville et nature.

    Avec « New York Horizon », Yitan Sun et Jianshi Wu se sont distingués au cours du très prestigieux concours d’architecture du magazine eVolo en 2016. Ce projet hors des clous envisageait de rabaisser les fondations de Central Park de 100 mètres en dessous du sol ! Ensuite, le parc serait agrémenté de montagnes artificielles. Pour entourer cet espace, le binôme a imaginé une suite de gratte-ciel de 300 mètres de haut aux parois réfléchissantes pour encore agrandir les 341 hectares de verdure. Une vision folle qui remet la nature au cœur de la ville, comme une réponse définitive au besoin humain de garder le contact avec la Terre-mère. Allo, vous nous expliquez ?

    Comment vous est venue l’idée de centrer votre projet sur Central Park ?

    Nous cherchions un moyen de faire rentrer une nouvelle structure de grande échelle dans le système de rues très dense de Manhattan, en évitant la construction d’une nouvelle tour. Nous adorons ce système unique de rues quadrillées mais il a limité l’architecture de la ville, en la forçant à pousser en hauteur. Résultat, seuls les plus aisés peuvent vivre et/ou travailler en haut de ces gratte-ciel.

    Vous avez ré-inventé le parc, avec des espaces pour la randonnée, l’escalade ou la natation. L’architecture a-t-elle eu tendance à négliger le lien homme-nature ?

    On voit beaucoup d’espaces verts dans les villes et Central Park en est le parfait exemple. Toutefois, ce sont souvent des systèmes séparés ; y accéder demande une démarche volontaire. Ce n’est pas une réalité dans laquelle le citadin est immergé. La nouvelle génération d’architectes doit penser à la manière de reconstruire le lien entre l’humain et la nature comme un tout harmonieux.

    Dans le projet, la terre retirée au parc servira à constituer des terrains vierges ailleurs dans New York. Pensez-vous que d’autres villes doivent créer des îlots ainsi ?

    Ça existe déjà ! Quand Central Park a été crée il y a 150 ans, la terre a été importée du New Jersey pour aplanir un terrain accidenté. C’est aussi le cas de nombreux « parcs naturels ». Toutefois, nous sommes allés encore plus loin en imaginant un panorama beaucoup plus spectaculaire et dynamique.

     « L’architecture et la nature peuvent cohabiter. »

    C’est évidemment plus un rêve que la réalité, mais ça nous paraît bien plus intéressant que la ville « plate » d’aujourd’hui et nous pensons qu’il y a de la vertu à rêver à l’impossible.

    Justement, ce n’est pas frustrant de penser que le projet ne verra jamais le jour ? New York Horizon est-il une trousse à outils dans laquelle piocher l’architecture du futur ?

    C’est un projet conceptuel. Il sert plus à envoyer un message qu’à concevoir une construction physique réelle. Toutefois, les concepts les plus abstraits sont parfois le terreau où des idées révolutionnaires vont pousser. Nous questionnons en permanence la relation entre paysage et architecture, entre nature et artificiel, entre horizontal versus vertical, et c’est de cela qu’il s’agit dans ce projet. C’est évident qu’il servira d’inspiration pour de futurs projets.

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