Des chercheurs créent une bactérie "mangeuse de CO2" qui pourrait servir de biocarburant
LA NOUVELLE MOBILITÉ S’EXPLORE AVEC
Detour
Des chercheurs créent une bactérie “mangeuse de CO2” qui pourrait servir de biocarburant
Robin Ecoeur |  5 jours
Des chercheurs créent une bactérie "mangeuse de CO2" qui pourrait servir de biocarburant

Ils ont génétiquement modifié la bactérie "E. Coli" pour qu’elle puisse se développer en absorbant du CO2 plutôt que du sucre ou du glucose. Le carbone organique créé par la bactérie pourrait ensuite permettre la fabrication de biocarburant.

Du sucre au CO2. Cette histoire implique un laboratoire avec des scientifiques en blouse blanche les yeux rivés sur un microscope. Une étude parue le 27 novembre met en lumière les avancées de plusieurs chercheurs concernant une bactérie que l’homme connaît bien, puisqu’elle sert au bon fonctionnement du système gastro-intestinal : la E. Coli. Son avantage : elle est facile à modifier génétiquement et se reproduit très vite. Mais elle se nourrit principalement de sucre et de glucose. Après plusieurs années d’expériences et de travail, les chercheurs ont réussi à lui faire changer son régime de base pour du CO2.

Travail de longue haleine. Pour y arriver, le biologiste Ron Milo de l’institut Weizmann en Israël a cultivé sur une année plusieurs générations de E. Coli en leur donnant très peu de sucre et beaucoup de CO2, à une dose 250 fois supérieure à celle que l’on trouve dans l’atmosphère, en espérant que la bactérie intègre petit à petit son nouveau régime. Deux cents jours plus tard, les premiers bacilles capables d’ingérer le dioxyde sont nés.

250 fois supérieur. Bien que les résultats soient positifs, les scientifiques remarquent qu’avec le CO2, les bactéries grandissent beaucoup moins vite. D’ordinaire, elles doublent en nombre en l’espace de 20 minutes. Celles qui se nourrissent de dioxyde de carbone le font en 18 heures dans une atmosphère composée à 10% de CO2. En temps normal dans l’air, le taux est à 0.041%. Leur chance de vivre sur Terre est donc encore très faible. Mais Ron Milo et ses équipes espèrent arriver à faire pousser ces bactéries plus vite avec un taux plus faible de CO2.

Pourquoi ces efforts ? Car la E.Coli est déjà utilisée pour fabriquer des versions synthétiques de produits chimiques comme de l’insuline ou des hormones de croissance. À terme, cette nouvelle bactérie pourrait aider à produire du carburant renouvelable, et même des produits alimentaires. Mais les scientifiques préviennent que ce processus prendra des années avant qu’il ne puisse être appliqué à grande échelle. 

bactérie Biocarburant sciences

VOUS AIMEREZ AUSSI
Qui sommes-nous?

Qui sommes-nous?

Une rédac curieuse et avide de vous faire découvrir la mobilité sous un autre jour

voir la page
Newsletter

Newsletter

Chaque semaine, 1 minute pour vous faire découvrir le meilleur de la mobilité

Contact

Contact

Envoyez-nous vos projets, idées, remarques ou juste un bisou

nous ecrire