Des chercheurs créent un fauteuil roulant qui se contrôle par la pensée
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Des chercheurs créent un fauteuil roulant qui se contrôle par la pensée
Hilaire Picault |  02.10.2019
Des chercheurs créent un fauteuil roulant qui se contrôle par la pensée

Ce n’est pas de la télékinésie, mais l’œuvre d'un bandeau-électrode conçu pour transmettre les signaux cérébraux au moteur du fauteuil.

Même les fauteuils motorisés nécessitent que l’on active un joystick pour les contrôler, ou un contrôleur buccal. Or certaines pathologies compliquent la manipulation, notamment les maladies neurodégénératives comme la sclérose latérale amyotrophique (SLA). Pourtant, les patients maintiennent une activité cérébrale suffisante. C’est pour leur venir en aide que plusieurs chercheurs américains ont travaillé sur un système capable de diriger différents systèmes par la pensée.

L’institut de technologie de Georgia, l’université du Kent et l’université d’État du Wichita ont travaillé de concert. Selon leur récente conclusion, la piste la plus fiable consiste à surveiller l’activité du cerveau et la faire analyser par une intelligence artificielle chargée de les traduire en ordres pour la machine.

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Mais pour espionner votre cerveau, nul besoin d’intervention ni d’implant : un bandeau embarquant des électrodes captent les signaux électriques cérébraux (EEG) et les conduisent à des circuits imprimés souples qui sont collés comme des patchs sur la nuque. L’information est ensuite envoyée par Bluetooth à un programme de deep learning. Tel celui capable de discerner des motifs dans une image, cet algorithme va tenter de reconnaître les influx et les traduire pour la commande du fauteuil.

L’expérience a été menée sur six sujets qui ont réussi à se déplacer grâce à cette interface cerveau-machine. Pour le moment, aucun des testeurs n’était invalide, il reste donc un risque de ce côté-là. Mais cette expérience présente nombre d’avantages.

Moins invasive, cette méthode serait aussi économique. Selon l’ingénieur en biomécanique de Géorgie (États-Unis), Woon-Hong Yeo, elle apporte surtout « des stratégies fondamentales pour concevoir un système ergonomique et portable pour une large gamme de dispositifs d’assistance, de systèmes domestiques intelligents et d’interfaces de neurojeux ». Dit plus clairement : plus qu’un fauteuil, ce système pourrait servir à activer une prothèse à distance ou conduire tout type de véhicule.

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