Dès 2024, ce voilier français prendra la mer pour "manger" les déchets plastiques
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Dès 2024, ce voilier français prendra la mer pour “manger” les déchets plastiques
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LA REDACTION |  12/02/2021 09:16
Dès 2024, ce voilier français prendra la mer pour "manger" les déchets plastiques

Le Manta, puisque tel est son nom, est une initiative du skipper franco-suisse Yvan Bourgnon. Il devrait pouvoir accueillir 34 personnes à son bord et surtout repêcher jusqu'à 3 tonnes de déchets par heure.

Sea wars. La nouvelle est étonnante, on n’aurait pas parié dessus voilà une dizaine d’années, mais les océans sont actuellement l’un des “terrains de jeu” des écologistes de tous bords, tous pressés de nettoyer ce qui ressemble de plus en plus à une gigantesque poubelle. Sur les chiffres, les avis divergent : on parle de 600 000 tonnes de déchets déversés tous les ans en mer Méditerranée (selon WWF) et de 8 millions de tonnes au niveau mondial (selon Libération). Peu importe au final les divergences selon les études ; une tonne est encore une tonne de trop. Voilà pourquoi, au même moment où le jeune néerlandais Boyan Slat lançait Ocean Cleanup, le skipper Yvan Bourgnon créait de son côté The SeaCleaners, une association visant à bâtir un catamaran géant capable de faire le ménage sur les eaux salées du monde entier. Après six ans de recherche et de financement, le bateau se dévoile enfin.

1 à 3 tonnes de déchets par heure. Les déchets maritimes, on le sait, sont un fléau. À ce rythme, ils seront plus nombreux en 2050 que le nombre de poissons vivant en dessous. Pour aider à inverser la tendance, le Manta ambitionne donc, dès 2024, d’absorber 1 à 3 tonnes de saletés par heure, avec la particularité d’être conçu comme un “bateau-usine” où tous les déchets sont recyclés en mer, grâce à un centre de tri et de recyclage présents sur le voilier. L’un des principaux intérêts, c’est que les plastiques serviront notamment à la production d’électricité à bord.

Avec le Manta, tout se passe à bord. On collecte les déchets, mais on les traite aussi sur le bateau.” (Yvan Bourgnon, pour Uzbek & Rica)

À voile, mais pas à vapeur. Long de 56 mètres, l’aspirateur flottant a également pour objectif d’être auto-suffisant (à 75 %). Pour cela, près de 500 m2 de panneaux solaires, mais aussi 2 éoliennes, pour lui permettre de voguer en Asie, en Afrique et en Amérique du Sud, là où la pollution est la plus intense. Un projet pharaonique, donc, et qui devrait occuper les marins 300 jours par an avec une activité quasi continue, 20 heures sur 24. Quand on sait que 17 tonnes de déchets sont déversées chaque minute dans l’océan, et que 80% d’entre eux sont d’origine plastique, chaque seconde compte.

Plus d’infos sur le projet sur le site officiel

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