Dès 2021, un "radar à particules fines" pénalisera les voitures polluantes
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Dès 2021, un “radar à particules fines” pénalisera les voitures polluantes
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LA REDACTION |  18/09/2020 10:20
Dès 2021, un "radar à particules fines" pénalisera les voitures polluantes

Depuis sa création en 1994, l'indice ATMO mesure quotidiennement la qualité de l'air grâce à l'analyse de quatre particules polluantes. Mais dès le 1er janvier 2021, une cinquième (PM2,5, soit les particules fines) sera rajoutée au tamis. De quoi faire grogner les automobilistes qui, déjà, craignent l'impossibilité de rouler en centre-ville pendant les pics de pollution.

On l’oublie souvent (hélas), mais la pollution de l’air tue chaque année plus de Français que le coronavirus. Dans les faits, ce sont 48 000 morts par an à cause de la qualité de l’air, contre “seulement” 31 000 personnes à dates à cause du “virus chinois” (pour paraphraser Donald Trump). Loin de faire relativiser la crise que traverse actuellement le pays, la statistique éclaire surtout l’état de l’air, de plus en plus dégradé, en majeure partie à cause des voitures.

C’est certainement ce qui a poussé les autorités à relever le niveau de mesure en rajoutant aux polluants déjà scrutés (PM10, l’ozone, le dioxyde d’azote et le dioxyde de soufre) ceux liés aux particules fines (PM2,5). Dès le 1er janvier 2021, ils seront intégrés à l’indice de qualité de l’air en raison de leur dangerosité : les particules fines, rappelons-le, s’ancrent profondément dans les poumons et le sang. Les citadins, depuis plusieurs années, vivent déjà avec plusieurs pics de pollutions par an qui, en plus d’être nocifs pour la santé, entrainent une circulation alternée ainsi qu’une culpabilisation des propriétaires de voitures diesel.

Qu’est-ce que ça change concrètement ? Pour ceux ne roulant pas en voiture, c’est d’abord la garantie d’une meilleure communication sur les jours jugés comme dangereux pour la santé, puisque l’indice ATMO sera décliné plus largement à l’échelle locale (au lieu de se focaliser uniquement sur les grandes agglomérations). L’échelle de notation, qui se calera sur les normes européennes, sera de facto plus “fine” et plus “plus représentatif de l’état de la qualité de l’air, mais aussi plus en phase avec les attentes des citoyens”, selon le ministère de la Transition écologique.

Pour les conducteurs de véhicules polluants, c’est une autre affaire. De nombreux villes comme Paris, Bordeaux ou Lille verront le nombre de jours avec un indice de qualité de l’air médiocre ou très mauvais multiplié par dix (voire par 16, à Marseille !). De quoi craindre des sanctions indirectes avec la nécessité de passer au covoiturage, aux transports en commun ou aux déplacements au vélo (électrique ou pas).

 

L’abaissement de ces seuils n’est pourtant pas une mauvaise nouvelle, d’un point de vue sanitaire. Seule bonne nouvelle de ce tableau légèrement alarmant, les PM2,5 sont en nette baisse dans l’atmosphère. Selon l’INERIS (Institut national de l’environnement industriel et des risques), ces particules fines ont presque diminué de moitié (46%) depuis 2009. De quoi souffler un peu. Quant aux automobilistes concernés par les restrictions, ils devront apprendre à pratiquer l’apnée.

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