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    De la pluie dans le désert ? Oui, grâce à des éoliennes

    Le projet est démesuré et il nécessiterait de planter trois millions d’éoliennes. Faible prix à payer pour ramener la pluie, la végétation et une baisse des températures.

    Mirage ou miracle. Faire pleuvoir dans le désert est un doux rêve d’enfant. C’est pourtant exactement le but des recherches menées par des scientifiques du Maryland qui ont étudié climat, atmosphère et océan pour trouver ce qui permettrait un tel miracle.

    Pour former de la pluie, il faut un mouvement d’air qui rafraîchisse une masse humide chaude. Le soucis est que dans le désert, l’air est trop ardent en journée pour permettre la formation de gouttelettes. La faute à la réflexion solaire du sable qui n’emmagasine pas de chaleur la journée et reste gelé la nuit. C’est là qu’entrent en jeu les éoliennes.

    Baguette magique à hélice. En brassant l’air, les pales abaissent l’air ambiant jusqu’au au sol, ce qui contribue à imiter l’écart thermique jour-nuit au sol et limitera le froid nocturne. Le mouvement modifie en outre la puissance des vents locaux favorisant la rencontre des masses d’air.

    Selon leurs calculs, il faudrait trois millions d’éoliennes pour faire passer les précipitions de 0,24 à 0,59 mm par jour, un seuil suffisant pour voir tomber de la pluie.

    Cette théorie ne fera pas disparaître le désert, mais elle permettrait l’émergence d’une végétation et, à sa suite, le retour d’une faune. Alternative parfaitement combinable, l’installation d’une ferme solaire attirerait le rayonnement solaire en ombrageant les sols. Auquel cas, les climatologues américains calculent qu’il faudrait tout de même recouvrir 20% du Sahara, donc 9 millions de km² de panneaux photovoltaïques. Peu probable ou souhaitable.

    Singin in the rain. Ce projet a tout pour plaire. Cette eau pourrait bénéficier à l’agriculture locale et inverser l’aridité, notamment au Sahel. Cela pourrait aussi limiter les entrées d’air méridionales qui participent chez nous à entretenir les canicules estivales. Si cette proposition technologique ne semble pas tout à fait naturelle et pourrait avoir des effets écologiques secondaires, ce serait aussi une profusion d’électricité verte à racheter et se partager alors que nous peinons à effectuer notre transition énergétique.

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