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    David Katz

    Il a inventé une banque qui rachète les déchets plastiques.

    En monétisant les déchets plastiques, cet entrepreneur fait coup double : nettoyer les littoraux tout en sortant des communautés entières de la misère. La parfaite arme anti-pauvreté ?

    David Katz le sait bien, l’océan peut être cruel : « «À 15 ans, j’ai été secouru en mer après que mon père ait fait une crise cardiaque dans des vagues de six mètres », se souvient le Canadien. Malgré cette anecdote un peu traumatisante, David Katz a toujours déclaré son amour pour les océans et la vie qu’ils abritent. Une fois adulte, il barbote pendant deux décennies comme entrepreneur social.

    Lorsqu’en 2013, lors d’un séminaire à la Singularity University (Californie), on lui donne pour exercice de créer un business plan permettant de réaliser le « Triple résultat », c’est-à-dire la recherche de performances réunissant ces trois angles : social, environnement, et, bien sûr, économique. David Katz imagine alors les grandes lignes de la Plastic Bank, un institut récupérant les déchets pour les convertir en monnaie, qu’il s’empresse de fonder à Vancouver avec son acolyte Shaun Frankson.

    Trash = Cash ? David Katz a remarqué que les communautés en situation de grande pauvreté habitaient dans un environnement souvent jonché d’ordures. Or, on a tendance à l’oublier, mais les déchets seront la matière première du XXIe siècle. La Plastic Bank vise donc à monétiser cette ressource afin d’enrichir les personnes dans le besoin. Pour ramasser les déchets plastiques, l’organisme canadien fait appel aux locaux. Ces derniers viennent échanger leur collecte contre de l’argent ou contre des points pouvant être utilisés pour s’acheter des minutes téléphoniques, du WiFi ou des lampes à énergie solaire.

    Ces points permettent également de souscrire à un microcrédit afin de s’acheter, par exemple, un four. La Plastic Bank se charge quant à elle de recycler le plastique et ensuite de le vendre à travers le monde auprès d’entreprises, notamment des fabricants de bobines de filaments pour imprimante 3D. Après un projet pilote au Pérou, la banque solidaire de Katz s’est installée en Haïti et a permis l’ouverture d’une trentaine de centres de collecte où 11 000 personnes viennent quotidiennement déposer des sacs de plastique.

    Faire rimer plastique avec éthique. Mais la Plastic Bank ne veut pas seulement servir de rustine écologique. Pour cela, son fondateur milite auprès des grandes compagnies pour qu’elles modifient leurs habitudes de production et utilisent son plastique recyclé. L’idée de Katz est, qu’à terme, les entreprises se servent de la dénomination « plastique social » comme d’un puissant argument commercial, au même titre que « bio », « Écocert », ou « équitable ». « On offre aux organisations un moyen d’avoir un impact réel », résume David Katz.

    Pour son action, l’entrepreneur a reçu le prestigieux titre « Citoyen du Monde de l’année » par le think tank Atlantic Council. Toutefois, lors d’une conférence, il expliquait que l’origine de son engagement n’est pas simplement sa fibre écolo ou solidaire, mais un devoir de responsabilité en tant qu’être humain : « 8,7 millions d’espèces cohabitent aujourd’hui. Et pourtant, nous sommes les seuls qui ont la capacité de prendre soin des autres. »

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