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    Course de drones ou d’exosquelettes… Un Français veut lancer les J.O. de la cyber-mobilité

    Voici venir « Futurous », les olympiades du nouveau millénaire.

    Le futur est déjà là. La police de Dubaï roule en moto volante. Des prothèses imprimées en 3D permettent aux handicapés de retrouver l’usage de leurs membres. Même le bon vieux karting du dimanche passe à la réalité augmentée… Paradoxalement, il n’y a que le sport qui semble se figer dans le temps. Le CIO repousse sans cesse l’entrée des e-sports comme discipline olympique alors même que plusieurs nations s’y préparent activement et que cela permettrait de mêler handi-sportifs et athlètes valides.

    Jeux Olympiques d’automne ? Constatant que ces vidéos-événements rassemblent des centaines de milliers de spectateurs, l’un des membres du Comité avait tiré la sonnette d’alarme. « En 2007, on a constaté que l’âge moyen du téléspectateur était de 48 ans et qu’il augmentait d’année en année », explique à l’ADN Philippe Blanchard, alors directeur de l’information du CIO. Il proposait de faire évoluer les jeux en introduisant des éléments culturels et artistiques, mais aussi de l’interactivité. Face au refus, il démissionne en 2011. Profitant d’un travail pour l’Exposition universelle de 2020 à Dubaï, il sollicite maintenant différents acteurs et investisseurs pour son propre projet : Futurous, des jeux qui tiennent compte des nouvelles technologies.

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    (Fast and) Futurous. Le projet s’inspire de manifestations déjà existantes, tel le Grand Prix de drones qui a eu lieu à Dubaï en 2016, ou le Cybathlon suisse où des para-athlètes ont eu recours à des prothèses bioniques et des exosquelettes. Les machines auront leur place en tant qu’environnement également, comme du surf tracté par un drone, de la danse dans des souffleries géantes, ou de l’escalade sur des murs évolutifs. La vidéo sera largement exploitée pour des compétitions e-sports et de foot en réalité virtuelle, mais aussi afin d’impliquer au maximum le public.

    Le sport du futur, c’est dans les gradins. C’est là le versant le plus fou de Futurous : donner aux tribunes la même place qu’aux sportifs. « Si vous venez assister à une course de drones, explique Blanchard, vous devez être en mesure de rencontrer les différentes équipes bien sûr, leur poser des questions […] mais aussi soutenir ces derniers en direct. Grâce à une application, vous pourrez décider de donner des points à votre équipe favorite afin qu’elle puisse bénéficier d’un parcours plus aisé par exemple. »  Dites adieu aux commentateurs traditionnels qui lisent Twitter à haute voix.

    On le comprend, le projet veut réinventer le sport dans toute sa mesure. Mais pour le moment, ce n’est qu’un projet en recherche de soutien. « On estime que les premiers jeux Futurous coûteront environ 350 millions de dollars. » Pour y arriver, Philippe Blanchard propose aux villes partenaires de choisir trois épreuves parmi cinq catégories dont l’e-sport, la robotique, les drones, les réalités augmentées et les sports 2.0. L’épreuve n’a pas encore commencé mais nous sommes déjà tenus en haleine…

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