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Coupures de courant : les trains risquent-ils de tomber en panne cet hiver ?
Antoine Gillet |  15/12/2022 10:19
Coupures de courant : les trains risquent-ils de tomber en panne cet hiver ?

Face aux éventuelles coupures de courant, le président de la République se veut rassurant et l’a affirmé lors d’un déplacement : « aucune raison de paniquer ». Pourtant, tous les opérateurs de transports se préparent à arrêter leur service le temps des délestages.

C’est une évidence. L’hiver est une saison froide, rude et la lumière se veut rare, mais le simple fait d’avoir la possibilité de se lover chez soi avec le chauffage réchauffe les cœurs. En 2023, les règles ont changé et les Français géreront un nouveau défi : d’hypothétiques épisodes de coupures de courant. Une indésirable situation aux causes multiples : retard pris dans le calendrier de relance du parc nucléaire d’EDF suite à des opérations de maintenance, corrosion sous contrainte affectant les réacteurs et enfin des barrages hydroélectriques moins remplis qu’à l’accoutumée. 

Pour éviter un blackout du réseau électrique comme en 1978, RTE, Enedis et le gouvernement se préparent à procéder à des opérations de délestages. Ainsi, des coupures de courant programmées de deux heures pourraient avoir lieu entre 8 et 13 heures et entre 18 et 20 heures. Et comme vous l’imaginez, le secteur ferroviaire ne sera pas épargné.

Tous touchés. Selon le gouvernement, certains voyages seront annulés pour éviter que les passagers ne se retrouvent bloqués pendant deux heures. Connectés à un réseau électrique indépendant, les trains ne devraient pas subir de coupure, mais les gares, passages à niveau ou la signalisation pourraient être éteints ; ce qui entacherait la sécurité et le bon fonctionnement du service. Ne voulant prendre aucun risque, le gouvernement a demandé aux préfets d’analyser en amont la capacité effective des trains « à circuler sur l’intégralité du parcours prévu » durant ces épisodes. 

Interrogé à ce propos, Clément Beaune, ministre des Transports, affirme que « par principe de précaution, les trains ne partiront pas, même si cela perturbe les choses ; cela serait irresponsable pour le service, mais aussi pour la sécurité des passagers. S’il devait y avoir des coupures ciblées, l’information serait bien évidemment donnée aux passagers ». 

Concernant les transports ferrés locaux tels que les métros et tramways, la situation est différente. À Paris, les métros et RER de la RATP devraient continuer à rouler. La régie parisienne dispose de postes de haute tension dédiés pour faire rouler ses rames, mais en cas d’épisode de délestage elle devrait procéder à l’arrêt des escalators ou des ascenseurs. Quant aux tramways, ils pourraient être arrêtés en partie que cela soit à Paris ou ailleurs.  

« Roulera, roulera pas ». Keolis, opérateur de plusieurs réseaux de transports en commun en région, appelle les pouvoirs publics à qualifier le métro comme service prioritaire pour éviter qu’il ne soit soumis aux délestages. Face à cette demande et à l’inquiétude des Français, Clément Beaune promet la mise en place de plans de transports adaptés qui répondraient à chaque réalité locale. Le mot d’ordre général est donné : “c’est complexe, mais on gère !”

Crédit photo Une : Flickr Phil Beard.

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