Coronavirus : en Europe, des centaines d’avions circulent à vide pour… rien
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Coronavirus : en Europe, des centaines d’avions circulent à vide pour… rien
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LA REDACTION |  09/03/2020 17:46
Coronavirus : en Europe, des centaines d’avions circulent à vide pour… rien

La pandémie du COVID-19 qui touche actuellement la planète n’a pas que des effets négatifs : mais alors qu’on constate une impressionnante diminution du dioxyde d’azote au-dessus de la Chine, en raison de l’immobilisation des transports, en Europe, une loi force les avions à voler sans passager…

Coronavirus, une bonne nouvelle pour la planète ? Vous avez peut-être vu ces images édifiantes : alors qu’une centaine de pays ont recensé des patients touchés par le coronavirus, des chercheurs de la NASA ont diffusé une mise à jour de la qualité de l’air en Chine. Les résultats sont sans appel : le gaz polluant majoritairement émis par les voitures et l’activité industrielle a diminué au point d’être quasi invisible sur la carte. La preuve qu’à quelque chose, malheur est bon. C’est l’un des effets inattendus de la pandémie : en immobilisant les transports locaux et mondiaux, le virus devient « écologique » et purifie l’atmosphère. De quoi accélérer la transition et notre conception même du déplacement responsable ; une idée qui doit faire plaisir à Greta Thunberg.

Une bonne nouvelle partout, mais pas en Europe. Aussi surprenant que cela soit, l’épidémie qui touche aussi l’Europe, si elle décourage des millions de voyageurs à se déplacer, ne cloue pas les avions au sol. C’est le double effet Kiss Cool diront certains : les compagnies aériennes, notamment britanniques, se voient obliger de faire voler des appareils à vide (et donc de griller pas mal de kérosène inutile) au risque de perdre leur droit à… voler. La raison, c’est une loi sans fondement , le « use it or lose it ». Concrètement, cela signifie que chaque compagnie officiant en Europe est dans l’obligation de maintenir ses lignes ouvertes à 80% minimum, sous peine de perdre ses attributions (et ses créneaux)…

Selon le secrétaire d’État britannique aux Transports, Grant Shapps, la situation est déjà intenable : « Un tel scénario n’est pas acceptable. Il n’est pas dans l’intérêt de l’industrie, des passagers ou de l’environnement, et il doit être évité. » Difficile de lui donner tort. En attendant que les habitudes changent (et que le transport ferroviaire arrive enfin à concurrencer l’avion d’un point de vue tarifaire), cette loi mérite d’être revue et corrigée afin que ces « avions fantômes » ne se rajoutent à ceux polluant déjà le ciel, quotidiennement.

Aux dernières nouvelles, et si l’on s’en tient aux chiffres transmis par l’Association internationale du transport aérien, ce sont déjà 113 milliards de dollars qui sont partis en fumée à cause du coronavirus qui, à l’heure de la mondialisation, a au moins le mérite de nous aider à repenser notre conception des transports.

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