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    Pour lutter contre les pics de pollution, il faut plus de femmes à vélo

    À Barcelone comme à Londres, les femmes prennent moins le vélo que les hommes. Pourtant, elles pourraient aider à réduire les épisodes de pollution…

    Un tiers de femmes seulement. En février dernier, Paris accueillait la conférence internationale Women4Climate, où une dizaine de femmes présentaient des solutions concrètes au réchauffement climatique. Sur place, la spécialiste des questions d’urbanisme Tiffany Lam entrevoyait une piste inattendue. Elle constatait que, si la part de vélos dans les transports quotidiens augmente dans les grandes villes occidentales, deux cyclistes sur trois sont des hommes. Alors, où sont les femmes ?

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    À Londres, on dénombre 37% de femmes sur les pistes cyclables, 29% à San Francisco et près de 33% à Barcelone. Si on manque de chiffres officiels, tout laisse à penser que la part est la même au pays de Jeannie Longo. Seules exceptions, le Danemark et les Pays-Bas. C’est d’ailleurs dans ces paradis du vélo qu’on trouve une explication.

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    Peur sur la ville. Pourquoi ce sexisme ? Si les femmes se refusent à opter pour le vélo comme moyen de transport, c’est purement et simplement par peur. Peur d’être bousculées dans les bouchons, peur d’une collision avec une voiture à un croisement ou de devoir emprunter des voies inadaptées et de se mettre en danger. Il faut donc des infrastructures. La preuve, à Toronto, la part de femmes en selle a grimpé après la construction de voies dédiées.

    La solution numéro 1 pour que les femmes optent pour le vélo est de construire des voies cyclables indépendantes du trafic automobile, et des carrefours qui tiennent compte des cyclistes.

    Plus de femmes = moins de pollution. Dans le Guardian, Tiffany Lam explique qu’il faut aussi se pencher sur les data, aujourd’hui trop souvent non genrées. Or, les rares chiffres parlent d’eux-mêmes : à San Francisco, on a découvert que les femmes cyclistes choisissent des horaires particuliers. Si les hommes se jettent dans les bouchons et se faufilent, les femmes ont tendance à partir avant ou après. Pour éviter ce décalage, il serait possible de donner la priorité aux vélos à certaines heures, par exemple en leur laissant le feu vert plus longtemps. Pensez-y, car nous avons sérieusement besoin de cyclistes en plus.

    L’État vient d’automatiser les mesures restrictives du trafic en cas de pics de pollution, car il y en avait trop et les réponses étaient trop lentes. Or, un surplus de cyclistes représente autant de voitures en moins, donc d’émissions de particules évitées. Quand les collectivités cherchent des aides pour inciter à prendre le guidon, il faut rappeler qu’une part non négligeable de la population n’attend que ça.

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