Contrairement à la France avec la SNCF, la Grande-Bretagne va renationaliser ses chemins de fer
LA NOUVELLE MOBILITÉ S’EXPLORE AVEC
Detour
Contrairement à la France avec la SNCF, la Grande-Bretagne va renationaliser ses chemins de fer
LA NOUVELLE MOBILITE S'EXPLORE AVEC
Edité par
LA REDACTION |  03.02.2020
Contrairement à la France avec la SNCF, la Grande-Bretagne va renationaliser ses chemins de fer

Le gouvernement va reprendre en main des lignes du nord de l'Angleterre dès mars. Motif : les Britanniques en avaient assez des retards et des annulations...

Railxit. Chez nous, ce mois de janvier a sonné la fin du monopole de la SNCF sur le rail et l’ouverture à la concurrence. Mais pour les Anglais, cela pourrait bien être la fin des chemins de fer gérés par des entreprises. C’est du moins la menace que brandit Boris Jonhson : après avoir gagné son « hard Brexit », le gouvernement va reprendre les lignes du nord du pays des mains de l’actuel exploitant.

Pour circuler entre Manchester, Liverpool, Leeds et Newcastle aujourd’hui, il faut acheter ses billets auprès de Northern Rail. Cette société opère les liaisons d’un des vingt lots ferroviaires découpés par le Royaume-Unis au milieu des années 1990 pour améliorer les transports. Sauf que si la privatisation a permis d’améliorer la sécurité des trains sur un réseau vieillissant, le service a, lui, périclité.

Moins de trains et plus chers. Les passagers ont remarqué une hausse du prix du billet malgré des trains bondés et de plus en plus en retard. Les syndicats, mécontents des grilles horaires mises en place en 2018, ont entamé des grèves qui ont conduit à de nombreuses annulations. Le doute n’est plus permis aujourd’hui et le ministre des Transports a lui-même jugé la gestion de Northern Rail « cauchemardesque ». Il va donc annuler le contrat de délégation en cours (signé en 2016) à partir du 1er mars, probablement pour confier la gestion des lignes concernées à Network Rail, la compagnie nationale. Bref, tout l’inverse de la France qui ouvre cette année le marché de ses lignes à grande vitesse.

Prochain arrêt : la France ? Voilà qui va donner des idées de Frexit à nos syndicats. Mais ce scénario est impossible chez nous. Rappelons à toutes fins utiles que le réseau ferré anglais est moitié moins étendu que celui de la France et vétuste, alors que la SNCF s’endette pour rénover le nôtre. Aux dernières nouvelles, les annulations de trains résultaient de grèves de lignes en service public. La vérité est qu’avec cette décision, Boris Johnson & co retirent le marché des mains d’Arriva, l’opérateur de Northern qui appartient aux Allemands de la Deutsche Bahn. Quelques ajustements faits, le gouvernement compte reprivatiser Northern, dans quelques mois, au plus offrant.

Angleterre privatisation train

VOUS AIMEREZ AUSSI
Qui sommes-nous?

Qui sommes-nous?

Une rédac curieuse et avide de vous faire découvrir la mobilité sous un autre jour

voir la page
Newsletter

Newsletter

Chaque semaine, 1 minute pour vous faire découvrir le meilleur de la mobilité

Contact

Contact

Envoyez-nous vos projets, idées, remarques ou juste un bisou

nous ecrire