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    Conseiller en mobilité : un nouveau métier pour sortir de la précarité

    Sans voiture pour aller travailler, beaucoup de Français sont contraints de refuser une offre d’emploi. Pour les aider, des conseillers trouvent des alternatives. Votre prochain job ?

    Précarité de mobilité. En 2017, plus de quatre Français sur dix déclaraient avoir des difficultés dans leurs déplacements quotidiens. Peur de se perdre, incapacité à trouver un itinéraire ou plus drastiquement manque de moyen de transport, l’immobilité va souvent de pair avec la précarité. Car près d’un quart des Français, et un jeune sur deux, renoncent à un travail ou à une formation faute de moyen pour se déplacer.

    Le conseil en mobilité pourrait bénéficier aux 30 à 40% de Français pour qui la mobilité est un frein.

    De plus en plus de structures visent donc à trouver non plus un emploi mais une façon de s’y rendre. Parmi elles, l’association Wimoov dont les conseillers en mobilité se chargent d’accompagner les publics en difficulté de déplacement vers une mobilité durable et autonome. « Dans des zones rurales, c’est parfois la triple peine explique Philippe Savoie, directeur de Wimoov, pas de voiture, pas de transport en commun et pas de réseau internet… Même si les moyens de transports se sont multipliés, ils demeurent insuffisants. »

    Sortir du cercle vicieux. En 2018, Wimoov a ainsi aidé 1166 personnes. Après un diagnostic de la situation du demandeur, les conseillers organisent des sessions collectives ou des suivis individualisés. Du covoiturage au prêt de véhicule, et de l’acquisition d’un vélo électrique au déménagement, toutes les solutions sont mises sur la table. « Certaines personnes ne savent pas lire un plan, faire les changements entre tram ou bus, ou ne connaissent pas le tarif social, explique la conseillère Sophie Barbarossa. D’autres n’utilisent que la ligne qu’ils connaissent, quitte à faire le tour de toute l’agglomération pour arriver à destination. »

    La mobilité pour tous. Si Wimoov s’occupe pour l’instant uniquement des personnes référées par un organisme d’insertion, le conseil en mobilité pourrait bénéficier aux 30 à 40% de Français pour qui la mobilité est un frein aux visites familiales, aux sorties culturelles voire aux démarches administratives et médicales. Un pas qu’a déjà franchi la Suisse : la Maison de la mobilité et du tourisme du Grand Genève emploie un conseiller mobilité. Il met aussi en place des ateliers mensuels sur l’auto-partage, l’éco-mobilité ou encore l’auto-réparation de son vélo.

    Ailleurs, les conseillers en mobilité de sociétés comme Inddigo aident les entreprises à mettre en place un plan de mobilité pour favoriser les alternatives à la voiture individuelle et aux camions de marchandises. Plus que jamais, la mobilité est un enjeu majeur de l’inclusion dans nos sociétés. Et c’est une bonne nouvelle : personne ne doit être laissé sur le bord de la route.

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