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    Pour combler l’écart salarial, ce patron a versé 6 millions de dollars aux femmes de sa boîte

    Un seul homme peut-il briser définitivement le plafond de verre ? Oui, s’il est riche et influent. C’est en tous cas ce que s’attache à faire Marc Benioff, gigantesque éditeur de logiciels de San Francisco avec sa fortune.

    Rétablir la balance. Donner des modèles féminins pour créer des vocations d’entrepreneuses, c’est une chose. Mais faire que toutes les femmes soient correctement payées, c’est une autre paire de manche. Aux USA, les femmes touchent, selon les études, 21% de moins que leurs confrères à niveau de diplôme et de responsabilités égaux ; un écart qui passe à 23% en France, selon l’Observatoire des Inégalités, et ce sans aucune justification.

    Chez Salesforce  l’éditeur de logiciels et d’appli de gestion de clients utilisés par de grosses sociétés du CAC40 —, des disparités, il y en a aussi. Mais Marc Benioff, son PDG, a mis en place un plan pour les annihiler en versant 3 millions de dollars pour la deuxième année consécutive aux employées de sa société victimes d’injustice salariale.

    « Quand j’en aurai fini avec ce sujet, il ne subsistera aucun fossé [entre hommes et femmes]. »

    Dis « parité ». Pour les cibler, Benioff a d’abord lancé une étude interne auprès de ses 17 000 salariés, étudiant chaque profil et bulletin de salaire. En 2015, les résultats montraient un écart de 3 millions de dollars (soit 2,5 millions d’euros) qu’il versa à partir de ses fonds propres. Reconduite, l’étude a identifié les mêmes disparités en 2016. Benioff, qui vient à nouveau de régler l’addition, a depuis gagné sa place dans le palmarès de HERoes, l’association de défense pour la diversité sur le lieu de travail. Et le champion de la cause clame qu’il continuera tant que l’égalité ne sera pas de mise.

    Jamais moins d’un tiers de femmes. Ce n’est pas la première fois que Marc Benioff s’illustre dans ce domaine. En 2013 il avait déjà lancé le programme Women’s surge (la « déferlante féminine ») obligeant les réunions et meetings de sa société à compter au moins 30% de femmes.

    Présence, implication, accès à l’information… Tout était réuni pour que les dames saisissent ensuite l’ultime cordon, celui des rémunérations. 6% de l’entreprise furent immédiatement augmentés pour niveler les rémunérations globales, avant que Benioff ne rejoigne le programme d’Obama pour rendre compte des salaires à la Maison Blanche en envoyant les bulletins de cent de ses employés. Sa mission : avoir des chiffres pour forcer le constat et donc le vote de lois.

    Montrer l’exemple. Mais plus que le service public, c’est sur la Silicon Valley qu’il braque son regard ; après son versement miraculeux en 2016, Facebook et Microsoft s’étaient empressés de combler les inégalités salariales pour atteindre l’équilibre déjà vanté par Apple et Intel. Le PDG estime qu’il faudra encore des années pour réellement rétablir les comptes, mais que d’ici là, il continuera de payer et de demander aux patrons de startup d’embaucher en priorité des femmes. Car sa portée n’est pas financière mais bien sociale : « Il ne s’agit pas seulement de donner toute leur place aux femmes, expliquait-il à BusinessInsider, mais le manque de féminisation du secteur démontre une crise de priorités. »

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