Vivez et bossez ensemble dans cette colocation pour startupers
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Vivez et bossez ensemble dans cette colocation pour startupers
Henri Presson |  27.04.2017
Vivez et bossez ensemble dans cette colocation pour startupers

Au sud de Paris, la Hacker house mélange colocation et incubateur de startup et vise à repenser le principe traditionnel de l’entreprise. Inspirée d'une initiative californienne, mais première de ce genre en France, on vous fait la visite guidée.

Comme de nombreux jeunes fraîchement diplômés, la vie professionnelle de Paul Poupet a commencé par une amère désillusion : son stage dans une grande entreprise, arraché après avoir envoyé des piles de CV, s’est résumé à remplir des PowerPoints insignifiants. En 2015 et avec l’aide d’un camarade, le jeune homme décide alors de monter la première « Hacker house » de France.

L’initiative, baptisée Seed Up, rassemble dans une villa de Fresnes (Val-de-Marne) une dizaine de designers, ingénieurs et développeurs. Tous ont moins de 30 ans. Rapidement, la maison prend des allures de Fablab. Dans le jardin, quelques poules caquettent autour d’une table de ping-pong et d’un coin barbecue.

Un pour tous et tous pour un. La Hacker house fonctionne selon une hiérarchie horizontale, une mutualisation des moyens et un repartage des bénéfices. Une fois assurée de pouvoir payer les factures, la maisonnée réinvestit son chiffre d’affaires et le reste de son temps dans des projets internes qui les font vibrer. Ainsi, ont déjà été développés par Seed Up : un dessinateur de bureau en kit, un service de synchronisation d’appareils audio (téléphone, ordinateur, enceintes, etc.) ou encore un synthétiseur vocal pour articles de journaux.

Dans la hacker house, chacun doit investir 30% de son temps pour des projets communs alimentaires.

Indépendance participative. Grâce à ce mode de fonctionnement en circuit fermé, la Hacker house peut s’éviter la case « investisseur privé ». Cette indépendance nécessite de retrousser ses manches jusqu’aux épaules : les colocataires bossent en moyenne 60 heures par semaine, week-end inclus. Mais au moins, et pour le plus grand bonheur de Paul Poupet, il n’y a pas de PowerPoints à rendre. Vu comment les allergiques du célèbre logiciel de présentation sont légions, d’autres Hacker houses devraient certainement voir le jour prochainement.

Pour suivre les projets internes de Seed Up, rendez-vous sur leur site : seed-up.io

Coliving entreprise fablab Participatif

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