
Très impliquée dans le développement de la mobilité électrique, la Chine a trouvé au passage le moyen rêvé pour espionner ses propres citoyens sans vergogne. Et nous avec ?
Big brother is… La Chine enfonce à fond la pédale de la voiture électrique. D’abord pour purifier son air. Ensuite parce que les dirigeants de l’empire du Milieu jouent à l’échelle mondiale. Ils aimeraient bien qu’à l’horizon 2025, les voitures électriques représentent 20% des ses ventes. Quand on parle du premier marché mondial et qu’il se vend en moyenne 25 millions de voitures neuves chaque année, c’est un sacré challenge. Tout ça pourrait être formidable, si les autorités chinoises ne s’étaient pas mis en tête de se servir des voitures électriques avec un tout autre rôle : fliquer ses propres citoyens.
Cheval de Troie. Selon une information révélée par The Associated Press, le gouvernement surveillerait déjà les déplacements des 200 000 propriétaires de voitures électriques. Comment ? En forçant les constructeurs à équiper les véhicules de puces RFID qui transmettent diverses informations… directement au centre de surveillance du gouvernement local.
Ne pas posséder un véhicule ne sera bientôt plus seulement un acte écologique, mais une décision politique.
Pour justifier sa démarche, le gouvernement avance que cette collecte de données entend « renforcer la sécurité publique, planifier les infrastructures et prévenir la fraude dans les programmes de subventions ». Trop mignon, mais au regard des précédents, et de la dimension autoritaire du régime chinois, personne n’est dupe. Ne pas posséder un véhicule ne sera bientôt plus seulement un acte écologique, mais une décision politique.
Et si vous relisez le premier paragraphe ci-dessus vous comprendrez que cette surveillance pourrait bien un jour franchir les frontières en profitant de la transition énergétique. Alors certes, on râle avec notre carburant un peu trop cher, mais on n’est peut-être finalement pas si mal lotis avec nos moteurs thermiques encore quelques années…