Cette ville canadienne a remplacé tous les transports en commun par des Uber
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Cette ville canadienne a remplacé tous les transports en commun par des Uber
Robin Ecoeur |  19.07.2019
Cette ville canadienne a remplacé tous les transports en commun par des Uber

À Innisfil au sud de l’Ontario, les transports publics sont assurés par Uber. Et personne d’autre.

Pour se rendre au travail ou au cinéma dans la petite ville d’Innisfil, il y a trois options. La première, prendre son véhicule personnel. La deuxième, mettre un pied devant l’autre et marcher. Et la troisième : prendre un Uber. En 2017, la ville a décidé de confier la responsabilité des transports à la société américaine de VTC. Ainsi, lorsqu’un habitant de la ville souhaite se déplacer, sur l’application baptisée Innisfil Transit, ce sont très souvent les Uber les moins chers. Les prix varient entre 4 et 6 dollars canadiens la course (entre 2,70 et 4 euros). Pour la ville, le succès est au rendez-vous : elle recense 85 943 voyages en 2018. Le nombre de trajets par mois est cependant limité, et si on dépasse, les prix augmentent d’un dollar.

Pas possible en ville. Fatalement, le nombre de voitures sur les routes a très largement augmenté et des questions se posent concernant la qualité de l’air et la pollution causée par ces véhicules. Les politiques ont également peur que la société devienne, à terme, leader dans le domaine du transport public.

Car Uber montre ici qu’un système de VTC peut marcher dans les villes de tailles moyennes, surtout en Amérique du Nord. Ces grandes cités, étendues, avec des routes larges, rendent la mise en place des transports en commun difficile pour assurer un service complet pour tous les habitants. Si ce système de VTC semble, sur le papier, pertinent au Canada dans ce type d’agglomération, cette même organisation en ville serait une catastrophe.

Uberbus. Pour Innisfil, il fallait trois nouvelles lignes de bus pour satisfaire la demande, et la ville a calculé qu’elles allaient coûter 1 million de dollars. Le choix s’est alors porté sur Uber et aujourd’hui, plus de 2000 chauffeurs roulent dans la ville. Mais comme Innisfil paie une partie du trajet pour que les prix restent attractifs, le coût total est finalement estimé à 1,2 millions de dollars, soit plus que le projet initial de bus. Malgré tout, d’autres villes seraient rentrées en contact avec Uber pour mettre en place un système similaire.

D’après le Guardian, Innisfil est satisfait mais veut tout de même régler quelques petits problèmes. Elle s’est tournée vers Uber pour avoir des réponses. La société aurait proposé la solution Uberbus… une ligne de bus classique. De quoi marcher, oui, mais sur la tête.

Canada Transport uber

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